Immigration au Canada : mode d’emploi

Faire le grand saut ?
C’est une décision difficile que de quitter les siens pour une destination où on ne connaît personne, un environnement dont les codes sont différents de ce dont on a toujours connus. Bref comme partout ailleurs que dans notre terre patrie il faut se faire une place.
Partir n’est pas toujours un choix mais parfois une obligation comme cela fut mon cas il y a un an et je puis vous dire sans aucune hésitation que je ne regrette pas mon choix. Tout est une question d’organisation et surtout de collecte d’informations avant de se jeter dans la gueule du loup. Rien de plus intéressant que d’apprendre des expériences des autres. Mais attention, l’immigration est un processus qu’on vit différemment.
Sur ces quelques lignes, j’ai choisi de partager avec vous mon processus d’immigration au Canada. Mais auparavant, pour mieux cerner les motivations de mon départ de la France, je vais vous situer dans le contexte.

Mes études en France

Après l’obtention de mon Baccalauréat au Cameroun (collège Libermann), j’ai poursuivi mes études universitaires en France. J’ai choisi d’intégrer une filière courte car mon objectif était d’entrer très rapidement dans la vie active. Mais au bout de la première année en Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en Biophysique dans une école privée très reconnue au niveau des entreprises de Biotechnologie à Paris, je me suis vite rendue compte que le métier de technicien de laboratoire aurait vite fait de me lasser.
J’ai alors mis en exécution mon projet d’intégrer une école d’ingénieur par admission parallèle. Pour ce faire il fallait travailler dur pour obtenir de bonnes notes.
En 2000, j’intègre la première année du cycle d’ingénieur de L’Ecole de Biologie Industrielle préparant les ingénieurs pour les secteurs de la cosmétologie, pharmaceutique, agro-alimentaire et pour des fonctions allant du génie des procédés au marketing en passant par la recherche/développement et la qualité.

2003, mon diplôme d’ingénieur et la difficile vie de l’étudiant étranger en France

En 2003, je décroche mon diplôme d’ingénieur en génie des procédés avec une option en qualité industrielle mais c’est là que tous les problèmes commencent. C’est à ce moment que je rentre dans la réalité vraie de la situation de l’étranger en France. Au revoir la vie paisible d’étudiant, il faut vite trouver un emploi. Si ce n’était que cela, il faut surtout pour trouver un emploi être en situation régulière en France et pour l’être que faut-il ? Un emploi.
Vous allez rire mais hélas c’est la situation du serpent qui se mort la queue que vivent tous les étudiants étrangers en fin d’études en France.
Alors comme tous les autres, je me suis lancée dans des inscriptions bidons à la fac dans le but de conserver ce statut d’étudiant mais quoiqu’il advienne à un moment on est coincé car il faut pour renouveler ce statut prouver son assiduité aux cours.

Ma solution : quitter la France

Bref je vous épargne les détails que vous savez sûrement. Pour m’en sortir la seule solution que je voyais dessiner devant moi était de quitter la France. Je ne saurais vous dire à quel moment la destination du Canada m’est venue à l’esprit mais à cette époque le gouvernement canadien faisait pas mal de pub sur l’immigration. Je crois que j’ai dû tomber sur une brochure publicitaire vantant la vie dans la province du Québec.
En mars 2004 donc, j’entame ma démarche d’immigration qui est un processus coûteux et d’une durée d’une année : 1 an pour les personnes appartenant à la Communauté Européenne ou les Africains qui vivent en Europe. En Afrique, la durée dépend beaucoup du pays d’origine mais en général, le processus dure plus d’une année ! Oui je sais c’est long. Mais une fois encore tout n’est qu’une question de planification. A l’époque il fallait compter 450 $CAD pour la 1ère étape, 550$CAD pour la seconde étape, 975$CAD pour la 3ème étape (frais d’établissement du visa) et près de 200$CAD pour la visite médicale. Pour récapituler, j’ai depensé environ 2175$CAD en divers frais administratifs. Bonne nouvelle cependant, à ce jour les frais d’établissement du visa sont passés de 975$CAD à 450$CAD.
Oui comme moi vous devez vous dire, je n’épargnerai jamais une somme pareille en un an!!! Mais je vous assure que vous pouvez le faire. Sachant que chaque étape du processus nécessite environ 4 mois.

A suivre...
Toutes les étapes de mon immigration (+ les sites utiles) ainsi que mon arrivée au Canada.

Suite: Mon immigration au Canada – Partie 2/2

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