Wednesday 16 Aug 2017

Forum ministériel africain sur les compétences et entreprises des jeunes à l’ère numérique

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Date:
15 Novembre 2017 – 16 Novembre 2017
Lieu: TBA Rabat Morocco

Contexte et défi


Selon le rapport de la Division de la population de l’ONU intitulé « Tendances de la population des jeunes et développement durable », en 2015, l’Afrique abritait 226 millions de jeunes femmes et hommes âgés de 15 à 24 ans, représentant 19 % de la population mondiale de jeunes. Le même rapport mentionne que la population de jeunes africains n’a pas encore atteint son summum, comme c’est le cas dans d’autres régions du monde, et qu’à l’horizon 2030, elle devrait progresser de 42 %. La même tendance est également confirmée par la « Note de synthèse n°4 sur la Stratégie à long terme de la Banque africaine de développement : Tendances démographiques de l’Afrique » qui indique que la tranche d’âge de la population du continent des 15 à 34 ans passera de 358 millions en 2010 à 540 millions en 2030. En outre, des rapports de la Banque mondiale et de l’AFD indiquent qu’en Afrique, « chaque année entre 2015 et 2035, il y aura un demi-million de personnes âgées de plus de 15 ans que l’année précédente. Pendant ce temps, la population dans le reste du monde est ou sera bientôt vieillissante »[1].

Par ailleurs, certes les économies africaines se sont développées et ont créé des richesses substantielles au cours des deux dernières décennies, mais la population de jeunes à croissance rapide du continent n’a pu bénéficier de cette croissance en termes d’emplois. Les Perspectives économiques en Afrique 2015 mentionnent que « les politiques actuelles ne se sont pas révélées suffisamment efficaces pour accélérer la création d’emplois dans les secteurs productifs »[2] et poursuivent pour indiquer que « la voie de transformation de l’Afrique devra ainsi passer par un territoire inexploré », soulignant la nécessité de politiques et de programmes novateurs qui ne tentent pas simplement de faire fond sur des hypothèses qui ont fonctionné ailleurs, mais d’exploiter le potentiel de la population de jeunes et d’autres particularités du continent pour élaborer des solutions viables et efficaces qui peuvent transformer la transition démographique de l’Afrique en dividende plutôt qu’en une source d’agitations sociales et de catastrophes[3].

La transformation de l’explosion démographique de l’Afrique et de sa population de jeunes à croissance rapide en un dividende dépendra de ce que les gouvernements et leurs partenaires et experts en développement ont à proposer en termes de politiques, de stratégies et de programmes visant non seulement à doter les jeunes Africains de qualifications et à les outiller pour l’emploi et le leadership, mais également à créer l’environnement propice à l’auto-emploi et à l’entreprenariat, et aussi à réviser la prestation de services d’EFTP/DCTP en termes d’objectifs, d’investissements et de conception, d’offre et d’exécution des programmes.

Ce qui précède est énoncé comme une priorité pour l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui peut être réalisé par des jeunes instruits et qualifiés. Pour ce faire, la Commission de l’Union africaine a élaboré une Stratégie d’EFTP (2013) et une Stratégie continentale pour l’éducation (2016) qui a inscrit la dotation des jeunes en compétences pour transformer le continent au premier rang des priorités.

Cela dit, comment peut-on intégrer au mieux l’utilisation de la technologie numérique dans les politiques et les programmes pour faire en sorte que les jeunes Africains soient mieux outillés et qualifiés pour diriger, avoir accès à des emplois ou devenir des travailleurs à leur compte ? Quels sont les initiatives et projets novateurs existant à l’heure actuelle et qui ont recours aux technologies numériques pour assurer la qualification des jeunes dans les régions en développement qui peuvent sous-tendre les politiques et programmes en Afrique ? Comment les technologies numériques peuvent-elles être exploitées pour transformer les secteurs créatifs en industries compétitives et rendre les emplois traditionnels plus attrayants et plus gratifiants ? Et, enfin, quel soutien devrait être développé pour favoriser la création d’innovations de ruptures nécessaires pour réinventer la prestation de services d’EFTP et ouvrir la voie à un avenir plus prospère pour les jeunes ?

Le Forum ministériel africain sur le thème « Compétences et entreprises des jeunes à l’ère numérique » rassemblera des décideurs de haut niveau, de hauts responsables de l’administration publique, des partenaires au développement, le secteur privé, des représentants des jeunes Africains, de jeunes entrepreneurs, la société civile et des experts pour montrer, partager et discuter des modèles et programmes complets et innovants de DCTP/EFTP qui visent à développer le leadership et les compétences numériques des jeunes et à les doter des connaissances, des outils et du savoir-faire nécessaires pour concevoir des produits et services commercialisables et, par conséquent, créer des entreprises durables ainsi que des emplois.

Résultats escomptés


  1. Développer une compréhension partagée et dominante de la manière dont les technologies numériques peuvent être exploitées pour doter les jeunes en compétences et leur permettre de créer des entreprises à l’ère numérique et de piloter la transformation socioéconomique de leurs communautés ;
  2. partager des connaissances, des expériences, des bonnes pratiques et des leçons apprises pour mieux éclairer les politiques et programmes visant à outiller les jeunes en compétences et leur permettre de créer des entreprises à l’ère numérique.
  3. susciter une prise de conscience de la nécessité de forger des ensembles de compétences solides et un engagement politique volontaire, afin d’explorer des approches novatrices pour tirer parti des technologies numériques pour la dotation des jeunes en compétences et la création d’entreprises ;
  4. promouvoir les compétences numériques des jeunes et une plateforme ainsi qu’un réseau de dialogue politique de haut niveau sur les entreprises qui intègre le secteur public (ministères, agences et institutions chargées de l’enseignement professionnel et des jeunes, Communautés économiques régionales [CER]) ; les organismes de coopération pour le développement et les organisations internationales ; le secteur privé ; la société civile et les organisations de jeunesse. Une telle plateforme et un tel réseau politique sont nécessaires au développement de l’écosystème qui favorisera les partenariats, afin de promouvoir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de stratégies ;
  5. partager les stratégies de perfectionnement des compétences numériques des jeunes et de création d’entreprises par ceux-ci, afin d’aider à lutter contre le chômage des jeunes et combler le déficit de compétences en Afrique, en identifiant les expériences et les leçons apprises changeant la donne ;
  6. créer une plateforme pour la promotion de la compétitivité et de l’attractivité des secteurs de l’EFTP partout en Afrique en identifiant les compétences innovantes et créatives grâce à un « concours africain de compétences créatives ».

Thèmes des sessions


Première journée : 15 novembre

  • Session de la matinée :
    • Ouverture officielle
    • Pause-café
    • Session 1 : La jeunesse africaine, les compétences numériques et les médias créatifs : « Des compétences au marché » : nouvelles approches pour l’autonomisation des jeunes grâce aux compétences numériques et à l’entreprenariat ; s’attaquer au déficit de compétences et favoriser une croissance inclusive.
  • Séances de l’après-midi :
    • Session 2 : Table ronde ministérielle : Rôle du secteur privé dans la qualification des jeunes
    • Session 3 : Autonomisation des jeunes femmes et des filles grâces aux compétences numériques

Deuxième journée : 16 novembre

  • Session de la matinée
    • Session 4 : Technologies conventionnelles et émergentes (réalités virtuelles, ressources éducatives ouvertes, ludification, robotique, badges ouverts, etc.) – tendances en matière de dotation des jeunes en compétences pour les emplois nouveaux et futurs ?
    • Pause-café
    • Session 5 : Table ronde ministérielle : Créer des environnements pour soutenir le perfectionnement des compétences et stimuler la création de nouvelles entreprises.
  • Session de l’après-midi :
    • Session 6 : Rôle des technologies dans le perfectionnement des compétences des jeunes dans des situations de restrictions budgétaires, de déficit de capacités de la main-d’œuvre, d’environnements fragiles et de régions en conflit et en situation post-conflit.
    • Session 7 : Table ronde ministérielle : Offre de services de perfectionnement des compétences qui anticipe les changements au niveau des emplois et répond aux besoins du marché du travail.
    • Clôture officielle

Directives pour les communications


Le Comité en charge du programme du Forum est composé de représentants du Département des ressources humaines, de la science et de la technologie de la Commission de l’Union africaine, de l’ISESCO, de la GESCI, de l’ADEA, de l’UNICEF et de parties prenantes clés. Les critères ci-dessous orienteront le Comité du programme du Forum lors de l’examen des propositions de communications durant les sessions techniques et la sélection des présentations :

  • titre de la présentation ;
  • rôle du présentateur dans le projet ;
  • région couverte par le programme/projet ;
  • alignement sur le thème général et les sessions ;
  • explication de ce qu’il y a d’innovant dans le programme/projet ;
  • pertinence en termes de problème/défi de développement auquel s’attaque le programme/projet ;
  • alignement sur les ODD/l’Agenda 2063/les Stratégies de la CUA/les politiques et stratégies nationales ;
  • description de la composante « suivi, évaluation et apprentissage » du programme/projet ;
  • explication de la manière dont l’impact du programme/projet a été mesuré ;
  • indication des leçons apprises et de leur pertinence en matière d’éclairage des politiques/programmes.

Au cours de chaque session technique, qui dure 90 minutes, 4 présentations durant 12 minutes chacune seront faites. Les propositions de présentations peuvent être faites en ligne à l’adresse suivante : www.digitalskills4Africanyouth.org

Dates importantes


  • Soumission de propositions de présentations/des affiches – date limite : 4 août 2017
  • Information des candidats sélectionnés : 8 septembre 2017
  • Date butoir pour la soumission des présentations finales : 8 octobre 2017

Participation


100 à 120 participants devraient participer au forum:

  • ministres en charge de l’EFTP, de la jeunesse et de l’emploi ;
  • représentants des principales organisations internationales, régionales, du secteur privé et de la société civile (jeunes et jeunes entrepreneurs africains) ;
  • organisations de jeunes ;
  • centres d’EFTP ;
  • experts.

La participation ne se fait que sur invitation.

Soutenir le forum


L’organisation du « Forum ministériel africain sur les compétences et l’entreprenariat des jeunes à l’ère numérique » est rendue possible grâce aux contributions des co-organisateurs et des organismes de soutien. Votre organisation peut soutenir le forum en :

  • parrainant l’événement ;
  • parrainant la participation de délégués, de présentateurs et d’experts.

[1] Emplois jeunes en Afrique subsaharienne. Banque mondiale et Agence française de développement. 2014. p. 3.

[2] Perspectives économiques en Afrique, 2015, p. XVI

[3]  Africa’s Demographic Transition: Dividend or Disaster? Banque mondiale, 2015.

[4]  Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique

Pour en savoir plus – http://www.adeanet.org/fr/evenements/forum-ministeriel-africain-sur-les-competences-et-entreprises-des-jeunes-a-l-ere

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