Bolloré investit 570 millions d’euros au Congo

Bolloré investit 570 millions d’euros au Congo

Le groupe vient d’obtenir la concession du terminal à conteneur du port de Pointe-Noire.

À peine le temps de sortir le champagne. Après avoir gagné mi-décembre la concession du terminal du port de Pointe-Noire, Bolloré Africa Logistics, filiale du groupe Bolloré opérant en Afrique, a annoncé mercredi qu’il allait investir 374 milliards de francs CFA (570 millions d’euros) à partir de 2009 dans le cadre de ce contrat de vingt-sept ans.

Le port de Pointe-Noire est le plus important en eau profonde du golfe de Guinée. Il dispose aujourd’hui d’une capacité de stockage de 17 hectares, qui sera à terme portée à 38 hectares. Le nombre d’employés du terminal va également doubler en passant de 500 aujourd’hui à 1 000.

«Grâce à cette concession, nous renforçons notre position de leader en matière de logistique portuaire en Afrique», s’est félicité le directeur général de Bolloré Africa Logistics, Dominique Lafont, qui a signé mercredi la convention avec le directeur général du port de Pointe-Noire. «Nous avons l’ambition de faire de Pointe-Noire la porte d’entrée du Congo et son hinterland, notamment le bassin du Congo, le couloir de Bangui à Brazzaville, de Kinshasa à Kisangani, de Pointe-Noire à Cabinda.»

Ce projet portuaire va renforcer la présence du groupe Bolloré qui s’étend à 41 pays en Afrique. Premier réseau logistique sur ce continent, le Français est notamment déjà implanté au Ghana (Tema), au Cameroun (Douala) et au Gabon (Libreville). Le groupe poursuit son développement sur le continent noir qui contribue largement au chiffre d’affaires de la branche transport et logistique qui elle-même pèse pour les deux tiers de l’activité du groupe Bolloré.

Capitale économique
Et cette implantation en Afrique lui a jusqu’ici réussi, puisque la crise n’a pour l’instant pas affecté le développement des échanges entre l’Afrique et le reste du monde, à la différence de l’Asie qui souffre depuis un semestre.

Pour les autorités locales, il s’agit de développer Pointe-Noire et d’en faire la capitale économique du Congo. Depuis 2006, le pays fait l’objet d’un programme d’investissements prioritaires (PIP) de 60 milliards de francs CFA (91 millions d’euros) que doivent financer des bailleurs internationaux. Sur ce montant, 35 milliards de FCFA (53 millions d’euros) devraient être fournis par l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC).

F. A.
24/12/2008

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