Burkina Faso – Enseignement supérieur privé: Le Baccalauréat sera exigé à l’inscripti

Enseignement supérieur privé au Burkina Faso : Le Baccalauréat sera exigé à l’inscription

L’atelier de relecture des cahiers des charges des établissements privés d’enseignement supérieur, tenu du 26 au 29 mai 2009 à Ouagadougou, a abouti à des propositions visant à améliorer ce sous-secteur du système éducatif national.

Désormais, seul le Baccalauréat sera le diplôme exigé, conformément aux textes en vigueur pour accéder à l’enseignement supérieur ; ce qui veut dire la suppression des années préparatoires qui, jadis, permettaient d’accéder à cette sphère de formation, pour les étudiants non bacheliers. Ceci est l’une des grandes conclusions de l’atelier de relecture des cahiers des charges des établissements privés de l’enseignement supérieur.

Les participants ont en outre, préconisé l’obligation aux établissements privés d’enseignement supérieur, de présenter leurs étudiants de 2e année aux examens du BTS d’Etat. Le ministère de tutelle a quant à lui, pris l’engagement de publier en début de chaque année, la liste des établissements privés reconnus avec des filières et celle des diplômes reconnus par le CAMES. Le secrétaire général du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Luc Yé, a assuré les participants que les conclusions seront exploitées avec la plus grande attention par son département.

Les séminaristes venus du Burkina Faso, du Niger, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Tchad, du CAMES et de l’UEMOA, se sont engagés à suggérer dans leur compte rendu à leurs ministres respectifs, l’organisation tant au niveau du CAMES que de l’UEMOA, de séances de travail pour une meilleure prise en compte des établissements d’enseignement supérieur privé, en vue du développement et de l’harmonisation de ce secteur dans l’espace africain.

Le secrétaire général du MESSRS, Luc Yé, a indiqué que les défis dans le domaine de l’enseignement supérieur restent nombreux et difficiles à relever. "La relecture des cahiers des charges constitue donc, un premier pas sur cette voie et le MESSRS souhaite compter sur votre disponibilité constante pour les chantiers à venir", a-t-il signifié aux participants. Il a souhaité que de telles initiatives puissent se multiplier, "afin de créer une synergie dans la sous-région, en vue de mieux intégrer nos systèmes éducatifs et de partager nos expériences (…)".

Il a également, traduit aux acteurs de l’enseignement supérieur, l’engagement du ministre à être leur porte-parole dans les instances de l’UEMOA et du CAMES afin que les recommandations prises en marge de l’atelier, par les responsables de l’enseignement supérieur des six pays, soient suivies d’effets à court ou moyen terme.

Assétou BADOH (badohassetou@yahoo.fr)

Sidwaya
3 juin 2009

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