Cameroun – Otage : Une étudiante kidnappée

Otage : Une étudiante kidnappée

Des ravisseurs exigent 20 millions Fcfa pour libérer Audrey Christiane Nkouamen de l’Université des montagnes.

C’est un campus de l’Université des montagnes (Udm), visiblement calme, qui refuse de partager sa tristesse. Au petit matin de jeudi, 19 novembre 2009, rien ne semble s’être passé. Alors que la mini cité dénommée «Pasteur» située non loin du centre urbain de la ville de Bangangté, a reçu la visite des ravisseurs. Personne ne veut en parler. Aussi bien dans le milieu estudiantin que dans le corps administratif de l’Udm. Des sources crédibles, la scène s’est produite le lundi, 16 novembre dernier, vers 19 heures. Dans des circonstances troubles, trois hommes armés d’une arme à feu et non encore identifiés ont kidnappé Audrey Christiane Nkouamen, une jeune étudiante de la première année de la faculté de médecine, âgée d’environ 21 ans.
Elle était de l’Université des montagnes (Udm), au quartier ‘‘Feutum’’, à Bangangté.

Tout porte à croire que les ravisseurs se seraient trompés de cible. Puisque des informations indiquent qu’ils étaient à la recherche de la prénommée Christelle, fille de magistrat. A défaut de l’avoir dans sa chambre, ils sont partis avec sa camarade, Audrey Christiane Nkouamen, fille d’enseignant, qui était venue lui rendre visite. Pour atteindre leur objectif, ils ont d’abord frappé à la porte de la chambre de la prénommée Christelle, et ont happé l’occupante du moment sans justification. Malgré tout, des bourreaux n’ont pas hésité d’exécuter leur salle besogne. Au même moment, le prénommé Willy, l’un des voisins de la fille, lui aussi de la même faculté, curieux de savoir ce qui se passait, a été pris dans l’étau. Ligoté et bouche bourrée de chiffon, il est abandonné dans des toilettes, juste le temps pour les larrons de fondre dans la nuit noir avec la fille en question.

«Nous souhaitons que les parents de la victime restent calmes. Tout sera mis en marche pour les aider à la retrouver saine et sauve», déclare le préfet du Ndé Goodlive Mbokè Ntua. Quant à la population, il lui est recommandé vigilance. Quand nous arrivons hier à Bangangté, on ressentait la panique, ajoutée à la peur : nulle présence pour livrer une quelconque information. Il en était de même dans les différents bureaux de l’Udm, notamment à la scolarité où des responsables rencontrés ne voulaient prendre de risque, en déclarant qu’ils ne sont pas les voix autorisées. Du service de la communication à celui des affaires académiques et de la coopération, transparaissait une gêne à communiquer sur le sujet.
Il y avait lieu de croire qu’un mot d’ordre a été lancé, l’appel au silence. Aux dernières nouvelles, le préfet du Ndé a indiqué que des individus ont été appréhendés à Douala. Reste à savoir si ce sont les ravisseurs d’Audrey Christiane Nkouamen.

Robert Nkaké (stagiaire), à Bangangté
Source: http://www.quotidienmutations.info
20 novembre 09

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