Etudiants, à vos bourses!

Etudiants, à vos bourses!
S.B.(st.)
© La Libre Belgique 2005

Mis en ligne le 19/08/2005
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Le minerval de l’enseignement supérieur peut s’avérer onéreux.
Mais des réductions sont accordées aux bénéficiaires d’une allocation d’études.

La rentrée dans l’enseignement supérieur, ça se prépare. Aussi bien intellectuellement que financièrement! Chaque année, 60000 étudiants s’inscrivent à l’université et 65000 dans une école supérieure. Mais attention: les frais d’inscription peuvent parfois peser lourd dans le portefeuille.

Pour l’année académique 2005-2006, le minerval à l’université s’élève à 759 euros. Pour les Hautes Ecoles, les tarifs varient. Dans l’enseignement supérieur de type court (soit un baccalauréat de 3 ans), les droits d’inscription sont de 158,54 euros et de 205,85 euros la dernière année d’études. Dans l’enseignement supérieur de type long (à savoir, une maîtrise en 4 ou 5 ans), le minerval est de 317,08 euros sauf l’année du diplôme où il revient à 411,70 euros.

A ce minerval s’ajoutent souvent, pour les Hautes Ecoles ne faisant pas partie du réseau de la Communauté française, des droits d’inscription complémentaires (DIC). Mais ils seront progressivement dissous dans les années à venir.

Prêts et bourses

Tous ces frais peuvent être lourds à débourser. Mais il existe plusieurs types d’aide mis en place par la Communauté française. Les voici.

1 L’allocation d’études. Mieux connue sous le nom de «bourse d’études», elle est une aide financière soumise à de strictes conditions:- pédagogiques: l’étudiant doit être inscrit dans un établissement de plein exercice et ne pas avoir doublé (sauf si cet échec est le premier de son parcours et qu’il se termine au terme de sa première année).- financières: le montant de l’allocation est déterminé par les revenus des parents – ou de l’étudiant s’il subvient à ses besoins – et le nombre de personnes à charge des parents de l’étudiant.

Le montant d’une bourse d’études s’échelonne de 300 à 3582,02 euros. En outre, le bénéficiaire verra son minerval réduit. A l’université, il ne payera que 103 euros. Et dans le non-universitaire, il s’acquittera de 31,96 euros dans le type court et de 47,31 euros dans le type long.

2 Le prêt d’études. Il s’agit d’une aide financière, remboursable avec intérêt. Il sera octroyé aux mêmes conditions que pour les bourses d’études, mais n’est réservé qu’aux parents qui ont au moins trois enfants à charge. Le montant du prêt est de 743,68 euros dans l’enseignement supérieur de type court et de 1239,47 euros dans l’enseignement supérieur de type long.

3 Le minerval intermédiaire. Tous les étudiants ne répondent pas aux critères d’octroi d’une allocation d’études. C’est pourquoi, il existe le minerval intermédiaire. Attention, il n’est pratiqué que dans l’enseignement universitaire! Concrètement, le minerval intermédiaire s’adresse aux étudiants de «condition modeste» qui se voient refuser une bourse d’études par la Communauté française. Ce tarif intermédiaire, soit 442 euros cette année, a été réglementé par le décret Bologne en mars 2004. «Auparavant, le tarif intermédiaire était de 277 euros, explique Benoît Duchamp, secrétaire général de l’Unecof, l’Union des étudiants de la Communauté française. Le décret Bologne a fixé un montant plus élevé mais beaucoup d’universités appliquent officieusement l’ancien tarif, en remboursant la différence aux étudiants». Quand aux Hautes Ecoles, ce minerval pourrait être introduit. Mais il ne sera pas appliqué avant la rentrée 2006-2007.

© La Libre Belgique 2005

Savoir plus
Besoin d’aide?
Outre les prêts et les bourses fournis aux étudiants, la Communauté française alloue des subsides sociaux aux différentes institutions. Ainsi, elle octroie, par étudiant finançable, environ 150 euros aux universités et environ 55 euros aux hautes écoles.

Ces sommes permettent aux services sociaux des universités et hautes écoles d’apporter une aide financière et matérielle aux étudiants en difficulté. «L’aide sociale aux étudiants se traduit par un coup de pouce financier comme des réductions sur l’achat des syllabus, d’un ordinateur, de livres ou encore par des tickets-repas», explique une responsable du service social étudiants de l’ULB. Les étudiants désireux de recevoir cette aide doivent introduire un dossier dans lequel ils exposent leur situation familiale et financière. Dans chaque institution, un organe en charge des affaires sociales établit les critères d’octroi d’une aide sociale et la décision finale revient à l’équipe d’assistants sociaux. Tous les dossiers sont traités au cas par cas. Mais il est nécessaire de se renseigner auprès du service social de chaque établissement sur les différentes formes d’aide. A noter, hormis l’aspect financier, le service social de chaque université ou haute école reste ouvert aux étudiants qui en ressentent le besoin. (S.B.)(st.)
© La Libre Belgique 2005

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