Mali – Echos de nos Facultés et grandes écoles

Mali – Echos de nos Facultés et grandes écoles

Après le payement de leurs bourses il y a deux semaines, les étudiants des classes des 2e, 3e, 4e, 5e et 6e années de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (Fmpos) suivent maintenant les cours normalement. Même si les premières années n’ont perçu jusqu’à présent aucun centime du trousseau ou de la bourse.

Ici, ce sont les pré campagnes pour l’élection du nouveau secrétaire général du comité Aeem de la faculté qui sont en cours. Selon un responsable du comité Aeem, l’élection ne tardera plus.

En plus de cette élection, celle du Doyen de la faculté se déroulera, selon nos sources, au mois de mars prochain. Cette élection se tiendra parce que le mandat de l’actuel Doyen, M. Anatole Tounkara, qui est de cinq ans, prendra fin au mois de Mars 2010.

Eni : Election avortée

Vu la divergence qui prévaut entre leurs leaders (Oumar H. Touré et Berthé, secrétaire général sortant) pour diriger le comité Aeem, les responsables des classes de l’Ecole nationale d’ingénieurs (Eni) ont décidé d’organiser hier une élection. Cela pour amener l’accalmie au sein de l’école. Mais, elle n’a pas eu lieu. Il n’y avait que le clan Berthé qui était présent. Pour le camp de Touré, cette élection ne le concerne pas. Selon un membre dudit groupe, le nouveau secrétaire général de l’école est Oumar H. Touré qui a été élu lors de l’élection du mois de décembre dernier sous la supervision des membres du bureau de coordination. « L’on se souvient que Berthé a boudé les élections ce jour. Mais l’Aeem qui était prise par le temps pour l’organisation de son 19e congrès n’a pas voulu reporter l’élection. Et c’est comme cela que notre candidat a été élu. Et les camarades doivent l’accepter», a déclaré Abdoulaye.

Si l’élection a échoué, les bourses ont commencé à tomber hier quand même dans cette école.

Ensup : Bientôt un nouveau secrétaire général du comité Aeem

Tout comme à l’Eni, les bourses de la 2ème année de l’Ecole Normale supérieure (Ensup) sont tombées. A l’instar de la Fmpos, c’est l’élection d’un nouveau secrétaire général qui est en vue. «On voulait faire les élections cette semaine, mais comme vous le savez, la coordination de l’Aeem, avec la présentation de ces doléances, a décrété sur toute l’étendue du territoire 48 heures. Donc en commun accord avec l’administration, on a reporté pour quelques jours », a indiqué un membre de l’Aeem du bureau sortant.

Rappelons qu’ici, la date limite des dépôts des dossiers de candidatures pour le concours direct à l’Ensup est prévue pour demain vendredi 12 février. Et le concours se déroulera le 19 février.

Fsjp, : « Sans nos camarades, pas de cours », déclarent les étudiants

Depuis la sortie de la semaine dernière des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), pour protester contre l’arrestation et l’emprisonnement de deux de leurs camarades, ils sont toujours sur la même dynamique de boycotter les classes et les cours tant que leurs camardes ne sont pas relâchés.

C’est dire qu’on ne dispense plus de cours ici. « Tant que nos camarades ne sont pas avec nous, il n’est pas question qu’on rentre en classe », font savoir les étudiants. L’on se rappelle que ces étudiants ont été arrêtés lors des altercations qui ont eu lieu entre les membres du bureau de coordination de l’Aeem et certains étudiants qui se sont opposés à la réélection de Hamadoun Traoré à la tête de la coordination de l’Aeem.

2e année Fseg : L’Amphithéâtre trop étroit et un problème crucial de micro

Le démarrage des cours au niveau de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg) avait été retardé parce que les étudiants de la 2e année n’avaient pas eu d’Amphithéâtre. Les autorités ont fini par trouver un endroit pour eux sur la colline de Badalabougou. Mais, apparemment, ils ne sont pas dans les meilleures conditions d’études dans cet Amphi. «Nous faisons un effectif total de 2000 étudiants ou plus. La capacité de cet amphi ne dépasse pas 500 places. Donc, il est impossible qu’on étudie dans des bonnes conditions dans cette situation. Certains ne suivent même plus les cours», a déclaré avec mécontentement Modibo. Et Amadou Kéita de poursuivre : « en plus de l’effectif pléthorique, l’on n’a pas de micro. L’on ne parvient pas à entendre la communication des professeurs ».

Flash : Bon démarrage de l’année

Au niveau de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash), si toutes les classes n’avaient pas vu leurs emplois du temps la semaine dernière, tel n’est pas le cas cette semaine. La plupart d’entre elles ont vu les leurs et ont même emboîté les pas aux classes qui avaient débuté les cours. L’on dira que les choses commencent à se mettre sur les rails ici. Un bon démarrage de l’année donc !

Iug : Après la publication de la liste, à quand les trousseaux et bourses ?

Bien que la liste des étudiants boursiers des premières années soit affichée depuis quelques jours, l’on affirmera toujours, trois mois après leur rentrée, qu’ils sont dans l’attente du payement de leurs trousseaux et bourses. Maintenant que la liste est publiée, qu’attendent les autorités scolaires pour s’exécuter ? Certains à cause du manque de moyens de transport peinent à se rendre à l’école. D’autres étudiants estiment avoir été omis sur cette liste. Une solution rapide doit être trouvée à leur situation afin qu’ils ne passent pas toute l’année sans bourse comme ça se passe dans certaines facultés.

Résultats du système LMD à la Fast : En bonne voie

Les réclamations des étudiants inscrits en système Licence, Master Doctorat (LMD) à la Faculté des sciences et techniques (Fast) sont, selon nos sources, en phase terminale de traitement par l’administration. « Il reste maintenant à finir quelques détails pour procéder à la proclamation des résultats », déclare notre source. Cela sera quand même un ouf de soulagement pour ces étudiants qui n’ont pas toujours commencé l’année Universitaire 2009-2010. Comment combler donc ce vide ?

Cesb : Le démarrage des cours toujours attendu

Comme on le disait la semaine dernière, le Centre d’enseignement supérieur de Bamako (Cesb) n’a toujours pas débuté l’année Universitaire 2009-2010. Si les résultats définitifs sont sortis et que les emplois du temps et professeurs sont fins prêts, le démarrage des cours est attendu impatiemment par les uns et les autres.

Ici, se pose le problème d’amphithéâtre et de tables bancs. L’administration est à pied d’œuvre, nous a assuré le directeur, Dr Daouda Sacko, pour trouver une solution à ces difficultés qui freinent le démarrage des cours.

H. B. Fofana
Source: Le Républicain, 11/02/2010

Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article

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