Où va la jeunesse centrafricaine ?

OÙ VA LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE ?
(Le Confident 19/03/2009)

Aujourd’hui, la question de la jeunesse centrafricaine se pose avec acuité.

La dépravation des mœurs, des us et des coutumes est devenue le lot quotidien de la jeunesse centrafricaine. Le constat est amer et son avenir est hypothéqué. A travers les divers déplacements du commun des mortels dans la ville de Bangui, la jeunesse centrafricaine semble perdre les pédales.

Dans les lieux publics tels que les associations, marchés, écoles, voire dans les réunions religieuses, les habits très sexy laissant parfois entièrement le bas ventre dehors, même devant les chefs religieux, incitent à avoir l’appétit sexuel. Sauf Jésus qui peut supporter ces tentations. Autant d’actes jugés contraires à la tradition africaine ont pris le dessus.

Le plus souvent, la catégorie des jeunes (filles et garçons), dont l’âge se situe entre 10 et 17 ans, qualifiés des mineures, qui se jettent sur cette voie sans issue avec des conséquences drastiques. Le monde ne cesse de s’interroger quotidiennement sur cette pandémie qui ne cesse d’endeuiller des milliers de familles de par le monde. Il est important de souligner que les filles et les garçons dans cette fourchette d’âge susmentionnée ne se contiennent nullement. Les actes libidinaux ne se font plus en cachette. Il suffit pour cette catégorie d’individus de tourner autour d’un tronc d’arbre pour passer à l’acte. Pour le respect envers les parents, c’est une autre chose. Aujourd’hui, parler avec ses enfants au sujet de cette pandémie qui ébranle des familles n’est pas une mauvaise chose en soi. La faiblesse des parents devant les agissements de leurs enfants fait croire que la jeunesse centrafricaine va ipso facto à sa perdition.

Elle n’a aucune retenue et prononce parfois des mots qui frisent l’animalité. Ils utilisent des jargons amoureux de fois obscènes, même en face des parents qui ne disent absolument rien. Des actes malsains que pose la jeunesse centrafricaine et qui ne reflète pas la figure emblématique de nos parents, grands-parents et nos ancêtres. Considérés comme une déviation sociale, les différents actes libidinaux posés par la jeunesse centrafricaine sont loin de reculer, par contre, cela va crescendo.

La télévision, la cinématographie, les films et les journaux pornographiques et l’Internet, etc., sont autant de moyens de diffusion de la culture occidentale. La jeunesse centrafricaine, tellement bombardée par ces nouvelles techniques d’information et de communication, et devant cette faiblesse des parents, ne cherche pas à prendre ce qu’il faut prendre et laisser de côté ce qui pourrait conduire à la perte de leur personnalité. C’est justement ce que la population constate avec la montée fulgurante de la dépravation sociale. Le vagabondage sexuel est le fait soit de suivi, soit de sa propre initiative, soit des causeries et autres facteurs qui peuvent entraîner la jeunesse sur ce chemin dont les conséquences sont souvent déplorables. Un pays sans la jeunesse est une véritable hécatombe pour celui-ci car, elle est l’avenir d’un pays. Ce qui est plus frappant, l’école est devenue aujourd’hui le lieu par excellence des rendez-vous. Les téléphones portables sont un moyen de communication qui perturbe la scolarité des jeunes filles qui n’attendent que cela. Même dans les salles de classe, une fille peut abandonner les cours pour répondre au rendez-vous de son maître. Un phénomène très répandu dans tous les établissements de la capitale voire, dans les infrastructures scolaires des provinces. Il est des parents qui veulent se comporter à la mode occidentale. La transposition de cette culture sur l’éducation des enfants entraîne toujours des conséquences inimaginables qui sont très perceptibles dans le vécu quotidien.

Mardi 17 Mars 2009
Alexis REMANGAÏ

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