RDC – Facultés catholiques de Kinshasa – L’enseignement de journalisme en question

RDC – Facultés catholiques de Kinshasa – L’enseignement de journalisme en question

A l’occasion de ses 15 ans d’existence, la faculté des communications sociales des Facultés catholiques de Kinshasa (FCK) organise, du 27 au 30 mai, un colloque interuniversitaire Fcs/Fck-Ifasic sur le thème : « l’enseignement des sciences de l’information et de la communication en République Démocratique du Congo : bilan et perspectives ». A l’amphithéâtre des FCK, le doyen de la faculté des Fcs, Lino Pungi, s’est réjoui que c’est pour la première fois qu’autant d’enseignants et chercheurs en sciences de l’information et de la communication se réunissent en vue d’une réflexion intensive sur les aspects épistémologiques et pratiques de leurs champs disciplinaires.

Il a rappelé que le colloque intervient après que deux journées aient été organisées à l’Ifasic et avaient consisté à la fois à lancer la société savante des communicologues et à créer un atelier sur les curricula de la formation universitaire en journalisme. Il s’agissait, au cours de ces deux journées, d’affirmer l’identité spécifique de ceux qui sont porteurs d’un diplôme en sciences de l’information et de la communication. La rencontre de Facultés catholiques a été précédée, il y a deux ans, par un atelier qui avait inscrit l’amélioration des curricula de la formation universitaire en journalisme. L’atelier a permis d’identifier un certain nombre de faiblesses du programme de cours issu de la Table ronde de Lubumbashi tenue en 2003. Aux yeux de Lino, le colloque donne l’occasion de rendre hommages à tous les pionniers qui ont contribué à la naissance des sciences de l’information et de la communication dans le pays. Il a pêle-mêle, cité le professeur Malembe, Mudiji, Mweze et les autres.

Regard au rétroviseur L’abbé recteur, le professeur Jean-Bosco Matand, a salué l’implication de l’Unesco à toutes les activités des FCK et souligné que le colloque s’organise au moment où la faculté de communication sociale célèbre son 15ème anniversaire. Tout au long des assises, les participants ont été invités à regarder dans le rétroviseur de la FCS avant de se lancer dans une perspective. Concrètement, ils prendront soin d’apporter des améliorations au programme, afin de l’adapter à celui de la science de l’information et de la communication. « Je souhaite que les différentes interventions apportent des apports considérables au colloque », a souhaité l’abbé recteur. Le représentant de l’Unesco en RDC, Diarra Boubacar a, dans sa brève intervention, fait remarquer qu’améliorer les fondamentaux des professionnels de la communication revient non seulement à prévenir les risques des dérapages éthiques et de déontologiques, mais également à garantir l’émergence des compétences solides ainsi que l’exercice responsable de la liberté de la presse.

Il a souhaité que le colloqué ainsi lancé atteigne ses objectifs. Notamment celui d’améliorer sensiblement les curricula actuels de formation en science de l’information et de la communication. Une occasion pour remercier Marie Soleil Frère de l’Université libre de Bruxelles qui a fait partie de l’équipe d’experts qui ont réalisé une évaluation sur les écoles de journalisme en Afrique. Un travail, a-t-il précisé, qui a abouti à l’élaboration de recueil d’indicateurs de centres d’excellence, mais aussi des modèles de programmes de cours en journalisme. Des écoles de journalisme non viables Donnant ainsi le go aux travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Mashako Mamba a salué l’initiative des autorités des Facultés catholiques de Kinshasa qui ont pu s’arrêter et faire un état des lieux.

Le gouvernement sera, par votre initiative, appelé à améliorer les conditions de travail de tous ceux qui évoluent dans le domaine des SIC, a rassuré Léonard Mashako qui a reconnu que l’encadrement de l’Unesco aux côtés du peuple congolais est indéniable. Il a fait allusion à la dotation d’une politique relative aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). D’où l’importance de l’autocritique en jetant un regard rétrospectif. Il a déploré l’existence d’une centaine d’institutions jugées non viables, dépourvues d’enseignants et d’outils pédagogiques appropriés. Enfin, Mashako a formulé un certain nombre de recommandations. « Je souhaite que la déontologie professionnelle figure en bonne place » avant d’estimer nécessaire que des experts se penchent, sans complaisance, sur la qualité des équipements du corps enseignant.

28 mai 2009
Pour en savoir plus – http://www.lepharerdc.com/

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *