Sénégal – Le redoublement augmente plus au Cm2, selon une étude

Le redoublement augmente plus au Cm2, selon une étude

Une étude réalisée par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), Africmap et d’autres organisations a révélé que les taux de redoublement et d’achèvement restent toujours élevés à l’école.

Une étude sur la « Prestation efficace de l’éducation au Sénégal » vient d’être rendue publique au cours d’une rencontre à Dakar. L’étude, qui n’a pas omis de relever des efforts du gouvernement, a noté la persistance de l’ampleur du redoublement, ainsi que du taux d’abandon scolaire.

Sur 100 enfants scolarisés en 2004, environ 12 ont redoublé et 10 ont abandonné. « L’examen par année d’études révèle que le taux de redoublement augmente au fur et à mesure que l’on progresse dans le cycle, en passant de 8,1 % au Cours d’initiation à plus de 23,8 % en classe de Cm2 ».

Selon l’étude, le taux d’abandon reste élevé en première année d’études. Il est de 11,7 %. Les efforts consentis par l’Etat, au cours de ces dernières années, n’ont pas pu régler certains problèmes qui ont pour noms : l’accès, la disparité entre les régions et la scolarisation des enfants qui souffrent de handicap physique ou mental.

Dans l’Enseignement moyen général, l’enquête a mis en lumière la faible progression de la couverture sociale. Le Taux brut de scolarisation est passé à 1,9 point entre 2003 et 2004. La massification de l’Enseignement supérieur public a pour conséquence le faible taux d’encadrement des étudiants.

« À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les effectifs sont passés de 27.000 étudiants en 2000 à 49.000 en 2006, soit une augmentation de 81,7 % en six ans, avec 13,6 % comme moyenne annuelle. Le nombre d’étudiants pour 100.000 habitants est passé de 440 en 2003 à 576 en 2006.

Le secteur privé a beaucoup contribué à l’expansion de la couverture dans le supérieur avec des effectifs estimés à 23.318 sur 91.359 étudiants pour l’ensemble des régions en 2007-2008 », indique l’étude.

Les auteurs ont également relevé le déséquilibre dans la répartition du budget destiné dans le secteur. Les dépenses courantes et les dépenses capitales absorbent un volume important. Conséquence, plusieurs classes ne sont pas encore construites.

« Le nombre d’écoles fonctionnelles a beaucoup progressé, en passant de 4.751 établissements en 2000, à 6.460 en 2005, soit un taux d’accroissement global de 36 %.

Mais les écarts dans la scolarisation privée entre Dakar et l’intérieur du pays sont considérables. L’augmentation du nombre d’écoles élémentaires est marquée par la prolifération d’écoles à cycle incomplet, davantage implantées en zone rurale. Parmi les 6.460 écoles recensées en 2005, seules 2.532, (39 %) offrent les six années d’études », révèle l’étude.

Idrissa SANE

Source: lesoleil.sn
vendredi 12 juin 2009

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