FORMATION – Cinquante ans d’excellence de l’Institut Pasteur de Bangui (RCA)

Lors de son cinquantième anniversaire, l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a lançé le programme annuel des actions liées à cette célébration, le 25 février 2011.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la République centrafricaine, du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Santé publique, de la Population et de la Lutte contre le sida, de nombreux représentants du secteur de la santé ainsi que tout le personnel de l’établissement, avec à sa tête son directeur, Mirdad Kazanji qui a rappelé la vocation de l’Institut Pasteur de Bangui.

Trente-deux Instituts à travers le monde

Membre du Réseau international des Instituts Pasteur, qui regroupe trente-deux instituts dont six situés en Afrique, l’IPB est reconnu d’utilité publique et il fait l’objet d’une convention avec l’État centrafricain. Localisé en centre ville sur un campus de cinq hectares, il emploie quatre-vingt-dix-huit personnes, dont trois assistants techniques, affectés aux trois missions qui lui sont assignées :

- 1. La recherche médicale dans les domaines du VIH/sida, de la tuberculose, des virus entériques, des virus des fièvres hémorragiques, des virus des hépatites, des mécanismes de résistance aux antibiotiques et aux antipaludéens : récemment, l’IPB a identifié un cas de MonkeyPox dans une région habitée par des pygmées. Un laboratoire de haute sécurité, de niveau P3, grâce à un financement d’un million d’euros du ministère français de la Santé, vient d’être construit. Il permettra l’isolement et l’étude de la résistance des bacilles de Koch, la caractérisation des souches de poliovirus, l’étude des souches d’arbovirus et des virus des fièvres hémorragiques, présentes en République centrafricaine ;

- 2. L’appui à la santé publique, en particulier dans la surveillance de la poliomyélite, de la rougeole, des fièvres hémorragiques de type Ebola et Marburg, des maladies infectieuses à potentiel épidémique comme les grippes humaines, et les activités de service comme le laboratoire d’analyses médicales, les vaccinations, les traitements antirabiques et les mesures des charges virales du VIH/sida par le CD4. Dans ce dernier domaine, l’IPB traite, chaque année, 33 000 dossiers médicaux avec plus de 10 000 charges virales ;

- 3. Les actions de formation pour les techniciens supérieurs de laboratoire et les étudiants de la faculté des Sciences de la Santé. Actuellement, avec un financement de l’ambassade de France, quatre médecins biologistes centrafricains de l’IPB sont en formation dans des laboratoires africains et français. Grâce à une subvention de l’Agence française de Développement (AFD), deux salles de travaux pratiques sont actuellement en construction.

L’IPB est un centre de référence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la poliomyélite et la rougeole ; il est centre collaborateur de l’OMS pour les fièvres hémorragiques, la grippe, les arbovirus, le VIH/Sida et la rage.

Outre l’État français qui intervient de manière multiforme, et à travers plusieurs ministères (Affaires étrangères, Santé, Enseignement supérieur et Recherche), l’AFD et l’Agence nationale de Recherche sur le sida et les hépatites, les principaux partenaires étrangers de l’IPB sont le "Department of Health and Human Services" (États-Unis), les "Centers for Disease Control and Prevention" (États-Unis) et le Fonds mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Renforcer les structures de santé

En 2011, la Fondation Total appuiera l’IPB par une subvention de 450 000 euros afin de renforcer les structures de santé à Bangui avec pour perspective de réaliser un programme de recherche, d’une durée de deux ans, sur les diarrhées infantiles graves.

A l’occasion du cinquantenaire de l’IPB, de nombreuses expositions et conférences thématiques(Pasteur, paludisme, sida, maladies émergentes, prévention et hygiène, recherche) jalonneront l’année,avec le soutien de l’ambassade de France.

Il est prévu une inauguration officielle du Laboratoire P3, en juin prochain, avec la participation de Alice Dautry, directrice générale de l’Institut Pasteur, et en fin d’année, la professeure Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine, qui a autrefois effectué des recherches à l’IPB, pourrait revenir à Bangui afin de clôturer cette année du cinquantenaire.

Liens utiles : 
Institut Pasteur de Bangui

Source: www.latitudefrance.org

15/04/2011

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