Les 10 règles à respecter pour choisir le bon MBA

Généraliste ou spécialisé, européen ou anglo-saxon, à temps plein ou partiel… en matière de MBA, les candidats n'ont que l'embarras du choix. Mais à environ 30.000 euros le diplôme, pas question de se tromper. Nos conseils pour choisir le meilleur.

1. Définissez votre projet professionnel

Cours ultra-pointus en finance, en management, en marketing… le tout dispensé en anglais. Le rythme d'un Master of Business Administration (MBA) est soutenu. Le candidat doit donc faire preuve d'une motivation à toute épreuve. "Au préalable, il est préférable de réaliser un bilan de compétences afin de définir son projet et de cibler le cursus adapté", constate Judith Bouvard de Grenoble Ecole de Management. Pour enrichir votre CV ou changer d'orientation professionnelle ? Dans quel délai ? A quel salaire ? Une phase d'introspection est nécessaire.

2. Full-time ou executive ?

Le MBA à temps plein vise uniquement de jeunes cadres ayant une première expérience. Seul inconvénient : il faut pouvoir étudier durant un an sans être rémunéré. L'Executive MBA (EMBA) s'effectue à temps partiel durant 18 mois. Plus coûteux, il s'adresse à des cadres expérimentés, ayant une dizaine d'années d'expérience, qui veulent changer d'orientation professionnelle ou qui visent des postes de direction. Mais il suppose un énorme investissement personnel.

3. MBA généraliste ou spécialisé ?

Si vous optez pour un MBA généraliste, il convient de regarder la spécificité du programme. Le MBA à temps plein de l'Edhec, par exemple, mise sur l'entrepreneuriat. "Les deux-tiers du programme consiste à monter un business plan et à le présenter à des investisseurs potentiels. Au final, 15% de nos 46 diplômés par an montent leur boîte", constate Emmanuel Méthais, le directeur. Certaines écoles disposent même d'un incubateur. Cette structure d'accompagnement vous permettra de bénéficier de locaux gratuits et de conseils d'experts pour lancer votre entreprise. Les MBA spécialisés ont fait leur apparition plus récemment, mais représentent déjà 25% du marché. L'Institut français de la mode propose un Global Fashion MBA, l'ESC Toulouse un Aerospace MBA, Bordeaux Ecole de Management le Wine&Spirits MBA… L'intérêt : acquérir une double compétence et se reconvertir dans un autre métier.

4. Epluchez les classements

Vous rêvez d'un poste à l'international ? "Jouez la carte de la notoriété", explique Judith Bouvard. En la matière, le classement du Financial Times fait référence. Et les grandes écoles françaises que sont HEC, Essec ou Insead sont évidemment des valeurs sûres. Pour une carrière en France ou en Europe, certains MBA de second rang vous apporteront des compétences opérationnelles, faciles à valoriser sur un CV.

5. Faites l'inventaire des accréditations obtenues par l'école

Ces labels sont un gage de qualité. Au niveau international, il en existe trois : l'américain AACSB, l'européen Equis et le britannique AMBA. Ce dernier est à privilégier, car c'est le seul à accréditer uniquement les MBA. HEC a été la première école française à décrocher la triple accréditation en 2002. Depuis, toutes les écoles courent après ces précieux sésames.

6. Mesurez la qualité des cours

La composition du corps professoral est un bon indicateur du niveau. Passez en revue le site web de l'école, et plus particulièrement, le CV des enseignants. "Etudier les thématiques de leurs publications permet d'évaluer les points forts de l'école", précise le professeur Valter Lazzari, responsable de l'Executive MBA de l'université de Bocconi, qui s'offre, par exemple, les services du prix Nobel d'économie, Michael Spence.

7. Rencontrez les Anciens

Le réseau des Alumnis constitue LA valeur ajoutée de ce type de diplôme. Pas question donc de choisir un programme où le réseau des ex-MBA est inexistant ou déstructuré. Pour en avoir le cœur net, allez à la rencontre des élèves, notamment lors des salons spécialisés ou des journées portes-ouvertes.

8. Vérifiez l'internationalisation des promotions

Des cours en anglais et des étudiants venant des quatre coins du monde, telle est la marque de fabrique de ces cursus censés formés les "top managers". A Bocconi, par exemple, 70% des étudiants en MBA sont d'origine étrangère. "Assurez-vous qu'il existe un vrai travail de groupes pour faciliter le partage d'expériences entre les étudiants", explique le professeur Valter Lazzari, qui dirige l'Executive MBA de cette université italienne située à Milan.

9. Mesurez les possibilités d'échanges à l'étranger

L'Insead par exemple dispose de ses propres campus à Singapore et à Abu Dhabi. Plus modestement, de nombreuses écoles misent sur des partenariats. A l'instar de Telecom Ecole de Management, qui prévoit une semaine de cours en Finlande, en Californie dans la Silicon Valley, en Inde à Bengalore. Attention ces séjours ne sont pas forcément inclus dans les frais de scolarité, et la facture peut s'avérer très salée.

10. Faites vos comptes

Comptez en moyenne 30.000 euros le diplôme, et jusqu'à plus 50.000 euros pour les plus prestigieux comme celui de l'Insead. "Il faut tabler sur une augmentation de salaire comprise entre 10% et 20% pour rentrer dans vos frais", estime Stanislas d'Eyrames, directeur de l'EMBA de l'ICN Business School à Nancy. En-deçà, le retour sur investissement est nul. Tous les classements et les écoles communiquent sur le salaire moyen des anciens (de 40.000 euros à plus de 100.000 euros pour les MBA les mieux cotés). A vos calculettes !

© Capital.fr

29/04/2011

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