RCA – L’Association des Sages-femmes de Centrafrique lance un appel au gouvernement

Cette déclaration a été faite à l’occasion de la célébration de la 15ème journée nationale de la Sage Femme, jeudi 5 mai 2011, à Bangui.

La présidente de l’ASFIACA, Mme Suzanne Onambélé, a indiqué que les normes établies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) requièrent « une sage femme pour trois cent (300) femmes en âge de procréer ». Or, a-t-elle déploré à ce jour la République Centrafricaine compte 241 sages femmes pour 1.101.562 femmes en âge de procréer.

Selon la présidente, la RCA, devrait compter 3671 sages femmes. Un gap de 3430 sages femmes est donc à combler si le pays veut atteindre le pari de réduire la mortalité maternelle et néonatale.

Elle a invité les sages femmes à offrir « des soins obstétricaux efficaces, avec douceur, amour et compétence afin de réduire les décès maternels et néonataux ».

En revanche, le professeur Abdoulaye Sepou, Gynécologue Obstétricien, dans son exposé, sur le thème « Renouvelons notre engagement » a insisté sur l’utilité de l’éthique, et de la déontologie qu’une sage femme ou un infirmier accoucheur doit scrupuleusement avoir à l’esprit dans l’exercice de son métier parce qu’ils sont les artisans de la lutte contre la mortalité maternelle.

Le professeur, Abdoulaye Sepou, a déploré que « par rapport à la mission de servir le pays, les sages femmes effectuent des mariages à blanc pour rester à Bangui.

« Les véhémences insolentes à l’endroit des femmes au travail ont laissé la place au rackettage devenu quasi-systématique au vu et au su de tout le monde, des nombreuses sages femmes laissent mourir des femmes accouchées par hémorragie », a-t-il ajouté.

Par conséquent, il a souhaité une remise en cause profonde de tout le système, c'est-à-dire rendre officiel tout ce qui a été décrié et prendre des mesures qui s’imposent pour arrêter l’hémorragie à cause de l’éthique professionnelle de la santé.

Le ministre de la santé Publique, de la Population et de lutte contre le VIH/Sida, Jean Michel Mandaba a indiqué que cette manifestation vise à informer le grand public sur l’exercice de la profession de sage femme encore méconnue.

Il a invité les partenaires et les ONG à aider le gouvernement de la République Centrafricaine dans ses efforts de lutte contre la mortalité maternelle.

Source: http://afriquehebdo.com

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