FRANCE – HEC reste au top des écoles de commerce européennes

La France place 18 établissements dans les 75 classés par le Financial Times. L'Insead arrive en deuxième position.

Chaque année depuis 2005, le classement du Financial Timesrévèle la bonne santé des écoles de commerce françaises. Selon son palmarès annuel des «business schools européennes» révélé le 5 décembre 2011 et fondé sur son évaluation de trois diplômes (MBA, EMBA et Masters), 18 des 75 écoles classées sont françaises. Seul le Royaume-Uni fait mieux avec 21 écoles classées.

HEC Paris y occupe la première place comme les six années précédentes. Viennent ensuite l'Insead, également française, qui gagne une place, la London Business school, la LESE Business School (espagnole), l'IMD (Suisse) l'IEB (Espagne), la Rotterdam school of management (Pays-Bas) puis l'ESADE (Espagne), la Bocconi (Italie) et enfin l'ESSEC qui trône à la dixième place.

Montée des business schools chinoises et indiennes
La majorité des 15 autres écoles françaises classées ont perdu quelques rangs par rapport aux années précédentes: l'ESCP Europe 12e (classement moyen sur trois ans: 10e), l'EM Lyon 20e (13e sur trois ans), Grenoble GSB 29e (25e), l'Edhec 32e (28e), Euromed management 35e (41e), l'ESC Toulouse 50e (46e), Audencia Nantes 51e (46e), Rouen business school 51e (51e), Bordeaux École de management 55e (55e), Skema 57e (non classée sur trois ans), Reims Management school 59e (51e), l'IAE d'Aix-en-Provence 61e (non classé sur trois ans), l'ICN business school 67e (63e), l'ESC Clermont 67e (67e) et l'Escem Tours-Poitiers 70e (67e).

La journaliste du FT Della Bradshaw pointe la force des programmes européens, à savoir la forte internationalisation de leurs contenus et de leurs promotions, mais souligne aussi que celle-ci fait aujourd'hui leur faiblesse: «Alors que la crise européenne continue et que les gouvernements des pays d'Europe se montrent de plus en plus réticents à octroyer des visas de travail aux diplômés étrangers non-européens, les inquiétudes sont réelles quant à la perte de cet avantage», écrit-elle. «La montée des business schools chinoises et indiennes aggrave le problème pour les écoles européennes, car les étudiants américains de MBA s'y portent de plus en plus candidats.»

Compétition accrue en Europe
Plus loin elle ajoute: «De plus, les trois dernières années ont vu une inversion dans la puissance relative des écoles asiatiques et européennes: alors qu'il y a une décennie, les écoles européennes se précipitaient pour monter des programmes en Chine, ce sont aujourd'hui les universités chinoises qui installent des campus à l'étranger. La plus prestigieuse des business schools privées chinoises, Cheung Kong, s'est ainsi récemment installée à Londres, instillant une compétition accrue avec les Européens sur leur propre territoire.»

http://www.lefigaro.fr

15/12/2011

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