Vous avez sans doute entendu parler des cas très médiatisés récents en République démocratique du Congo (RDC), où des migrants non africains ont été envoyés et seraient, dans certains cas, retenus dans des conditions floues. Des situations similaires ont également été signalées au Cameroun, alimentant de nombreuses interrogations.
L’administration de Donald Trump a en effet mis en place une politique controversée consistant à transférer des migrants dits « de pays tiers » — souvent originaires d’Amérique latine ou d’Asie — vers plusieurs pays africains. Ces transferts s’inscrivent dans le cadre d’accords bilatéraux récents, souvent peu transparents, voire confidentiels.
Ces accords, négociés directement entre les États-Unis et certains gouvernements africains, reposent généralement sur un appui logistique financé par Washington et, dans plusieurs cas, sur des aides financières significatives accordées aux pays d’accueil.
Pays africains concernés
- Cameroun : L’existence d’un accord est évoquée, mais celui-ci reste non public à ce jour, ce qui alimente les inquiétudes sur son contenu et ses implications.
- République démocratique du Congo (RDC) : Le pays a accepté de recevoir des migrants, avec des arrivées signalées à partir d’avril 2026. Les autorités congolaises ont toutefois qualifié cet arrangement de « temporaire ». Plusieurs cas récents soulèvent des questions sur l’origine des personnes transférées et leurs conditions d’accueil.
- Rwanda : Kigali a signé un accord pour accueillir jusqu’à 250 personnes. Selon certaines sources, sept migrants y avaient déjà été envoyés en janvier 2026.
- Ouganda : L’Ouganda a accepté un dispositif temporaire, tout en exprimant une préférence pour accueillir des personnes originaires du continent africain plutôt que des migrants venus d’autres régions.
- Eswatini : Le pays a accepté cinq hommes originaires notamment du Vietnam, de la Jamaïque et de Cuba. Cette décision a déclenché une enquête parlementaire, notamment autour d’un paiement de 5,1 millions de dollars provenant des États-Unis.
- Soudan du Sud : Huit hommes y ont été transférés en juillet 2025, après avoir été initialement détenus sur une base militaire américaine à Djibouti.
- Ghana : Le Ghana a accepté en 2025 de recevoir des migrants ouest-africains, dans le cadre d’un accord bilatéral accompagné de la levée de certaines restrictions de visas imposées par les États-Unis.
