Bernard Ramanantsoa (HEC) : «Ce classement renforce notre visibilité à l’internationa

«Ce classement renforce notre visibilité à l’international»

Le directeur général d’HEC se réjouit que l’établissement de Jouy-en-Josas soit cette année encore en tête du classement européen des business schools dévoilé par le «Financial Times».

Comment accueillez-vous cette nouvelle première place en Europe ?


C’est évidemment une grande satisfaction pour l’ensemble de la « communauté HEC ». Nous avons choisi depuis longtemps d’être présents sur l’ensemble de la gamme de programmes -depuis les masters « pré-expérience » jusqu’aux MBA et EMBA, au doctorat et aux formations pour cadres dirigeants. En un sens, ce classement valide donc cette stratégie. J’observe d’ailleurs qu’un certain nombre d’institutions qui étaient jusqu’alors absentes des programmes masters ont décidé de s’y investir. Elles seront de redoutables concurrentes dans les années à venir. La compétition s’intensifie en Europe.

Quel est l’impact d’un bon classement comme celui du « Financial Times » sur votre institution ?

Cette première place confirmée depuis cinq ans nous permet d’améliorer notre visibilité à l’international, notamment en Asie, mais aussi dans certains pays d’Europe comme l’Allemagne, où nous étions peu présents. Le classement du « Financial Times », en particulier, est un remarquable vecteur d’image, tant auprès des candidats que des professeurs et des clients de la formation continue. Peu à peu, ces classements finissent par créer un « effet de halo » : à force d’entendre parler de nous et de nous voir cités en bonne position, même le grand public finit par nous repérer et nous connaître -même s’il ne fait pas vraiment la distinction entre nos différentes activités. Mais nous ne sommes pas encore au niveau des grandes business schools américaines : il nous reste à progresser.

Ici et là, des voix se font entendre pour dénoncer le poids excessif des fameux « rankings » sur l’enseignement supérieur. Partagez-vous ces critiques ?

Je comprends ces réserves, et d’une certaine façon, je les partage. Les business schools et les universités ne doivent pas devenir esclaves des classements. Mais ceux-ci sont un peu comme les cours de Bourse : tout le monde les regarde, et il est difficile d’y échapper. Même les pouvoirs publics sont attentifs à des classements comme celui de Shanghai. Pour notre part, en tout cas, il n’est pas question de définir notre stratégie en fonction des « rankings ». Mais ils ont peut-être une influence sur notre action, et notamment sur notre engagement croissant dans la recherche. Nous savons en effet que ce critère de la recherche est de plus en plus pris en compte par les classements.

Photo : DR

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE LEWANDOWSKI

6/12/2010
Source: http://www.lesechos.fr

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