Formation de qualité en Afrique de l’Ouest

Formation de qualité en Afrique de l’Ouest
Une opportunité pour les jeunes ingénieurs d’étudier dans leur région

L’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement à Ouagadougou forme des spécialistes et des chercheurs. Sa collaboration avec l’EPFL lui a permis de développer son offre académique. Masters spécialisés, cours en français et en anglais, bourses favorisant l’accès des femmes, tels sont les résultats de ce partenariat. Un succès, dont les étudiants en sont bénéficiaires sur le marché du travail.

Des résultats importants

La collaboration scientifique entre l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) au Burkina Faso s’est mise en place en 1980 dans un contexte de demande croissante en cadres techniques qualifiés pour l’Afrique, en particulier dans les domaines de l’eau et de l’assainissement.

Ce partenariat a eu des effets très positifs: plus d’un millier de cadres africains ont pu ainsi accroître leurs possibilités d’embauche. Ils sont nombreux actuellement en Afrique francophone à occuper des postes de cadres au sein de ministères, municipalités, bureaux d’ingénieurs ou d’institutions internationales. Ce qui à moyen terme permettra d’améliorer l’accès des populations locales à l’eau et à l’assainissement. De plus, en favorisant le développement d’une recherche scientifique et technologique de qualité tournée en premier lieu vers les problèmes de développement de l’Afrique, ce partenariat a apporté aux différents acteurs sur place une forte reconnaissance internationale dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement. Finalement, grâce à cette collaboration, l’EPFL de son côté a pu élargir son domaine de recherche en faveur des pays en développement, et permettre à ses propres étudiants d’approcher d’autres contextes.

Pour faire face aux mutations de l’enseignement supérieur européen, l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement a dû s’engager ces dernières années dans une réforme de son institution. S’alignant sur les normes académiques internationales, il a ainsi adopté le système Bachelor-Master-Doctorat. Il peut offrir aujourd’hui des titres universitaires reconnus en Europe. S’adressant jusqu’à récemment aux étudiants francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, son offre s’est depuis peu étendue aux étudiants africains anglophones grâce au développement d’une palette de cours en anglais. Depuis peu, il propose aussi une formation de doctorant et dispense également des formations à distance.

L’Institut, dont le corps professoral est aujourd’hui africain à plus de 90%, a développé une recherche appliquée répondant aux besoins de la région. Devenue depuis 2005 une fondation internationale, le système de financement des bourses – autrefois limité aux seules bourses d’Etat – s’est ouvert au secteur privé et associatif. De plus, pour répondre à la volonté de favoriser l’accès des femmes aux formations scientifiques et technologiques, des mesures concrètes ont été prises dans le cadre de ce partenariat. Pour atteindre l’objectif des 20% d’étudiantes d’ici l’année 2011, un système de bourses financé par la Suisse notamment, a été mis en place en faveur de ce groupe-cible en particulier. Ces dernières années, le nombre d’étudiants est passé de 200 à 869 étudiants en 2009; les filles représentant en moyenne 15% de l’effectif.

La qualité qui fait la différence

Accompagnement et mise en œuvre du nouveau système académique européen, mise en valeur des formations au niveau des masters spécialisés, lancement d’une école doctorale, tels sont les principaux objectifs au niveau du soutien fourni par l’EPFL et financé par la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Au niveau du développement de programmes de recherche, la collaboration se concentre en priorité sur des thèmes correspondant aux besoins de l’Afrique de l’Ouest. Elle se réalise à travers des appuis pédagogiques, scientifiques et logistiques (laboratoires) et en synergie avec les travaux du Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement à faible coût (CREPA).

L’appui de l’EPFL se traduit aussi par un accent particulier au niveau du contrôle de la qualité de l’enseignement. D’une part, la mise en place d’un Conseil scientifique et pédagogique formé d’un corps de professeurs associés, et d’autre part, l’évaluation systématique des formations dispensées, sont deux mesures prises pour assurer la qualité de l’enseignement et de la recherche. Face au nombre croissant d’étudiants et à l’arrivée d’étudiants anglophones, d’autres mesures doivent être envisagées pour assurer un enseignement et des infrastructures de qualité: renforcement du corps enseignant – en particulier pour les cours dispensés en anglais, et adaptation des infrastructures pour faire face au nombre croissant d’étudiants.

Centre de compétence

Par le rayonnement international dont il jouit et par son intégration au sein de l’Institut Africain des Sciences et de la Technologie, l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement possède les atouts pour se positionner comme centre de compétence au niveau du continent africain.

Le projet en bref

Domaine compétent
Coopération Régionale

Thème
Eau

Pays / région
Région Afrique de l’Ouest

Partenaire
Université
Organisation chargée de la mise en œuvre: EPFL

Situation/Informations contextuelles
Former des ressources humaines dans les domaines de l’Eau, l’Environnement, le Génie Civil et l’Energie.

Objectif du projet
Améliorer les prestations de l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) dans les domaines de la formation et de la recherche

Groupe-cible
Elèves- étudiants – ingénieurs professionnels

Cadre financier
CHF 1 672 000

Durée
2009–2011

Contact
DDC, Division Afrique de l’Ouest
Bureau de coopération – Burkina Faso

Source:
http://www.deza.admin.ch

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