France – Les meilleures écoles pour devenir entrepreneur

France – Les meilleures écoles pour devenir entrepreneur

Etre chef d’entreprise, ça s’apprend ! Les grandes écoles proposent des formations spécifiques pour devenir entrepreneur. L’Entreprise a sélectionné les plus performantes.

« Traditionnellement, les diplômés de grandes écoles, qui avaient une carrière toute tracée en entreprise, étaient peu enclins à la création d’une société », constate Serge Hayat, serial entrepreneur, professeur à l’Essec et auteur du livre L’Entreprise, un acteur clé de la société aux éditions Autrement. Mais les nouvelles générations, plus autonomes, voire « individualistes » que leurs aînées, ont aujourd’hui le goût d’entreprendre. C’est pourquoi de nombreuses écoles d’ingénieurs, de commerce et de management proposent des cursus spécifiques (recensés par l’observatoire des pratiques pédagogiques en entrepreneuriat de l’APCE).
Mais, entre quelques heures de sensibilisation optionnelles et un cursus étalé sur plusieurs années, le fossé est large. Toutes ces formations ne se valent pas. Pour les élèves qui ont un projet de création. Mais aussi pour les managers qui recrutent des jeunes à potentiel et puisent dans ces viviers des talents formés à la culture entrepreneuriale.
Afin d’aider les uns et les autres à y voir plus clair, L’Entreprise a sélectionné le meilleur de ces formations initiales en attribuant une prime aux établissements disposant en fin de cycle d’un incubateur maison « qui permet à un étudiant de porter jusqu’au bout son projet », rappelle Serge Hayat.
Nous avons également enquêté du côté des formations continues (masters, MBA), encore émergentes dans le champ de l’entrepreneuriat. Idem pour les universités, qui restent malheureusement peu nombreuses à former leurs étudiants au métier d’entrepreneur.

LES LEADERS

Ecoles d’ingénieurs

École Centrale Paris
– Cursus. La filière Centrale entrepreneurs a été mise en place en 2001. Elle est accessible en troisième année, après une sensibilisation en première année. Durant six semaines à temps plein, les étudiants suivent des cours spécifiques (juridique, propriété intellectuelle, stratégie financière) et recueillent les témoignages de créateurs. Au second semestre, ils travaillent à temps plein sur leur projet personnel. Accompagnés individuellement (par un professeur et un entrepreneur), ils peuvent alors rejoindre l’incubateur.
– Incubateur. Entièrement rénové en 2006, d’une capacité d’accueil d’une douzaine de projets (pour deux ans au maximum) avec bureau individuel équipé, double encadrement (expert technique et entrepreneur expérimenté), mise en réseau avec l’Ecole centrale de Paris (entreprises, investisseurs, concours, experts…).
– Bilan. Depuis 2001, dix entreprises créées par des étudiants.

École des Mines d’Alès (30)
– Cursus. Dès la première année, l’ensemble des élèves effectue une mission création d’entreprise de cinq semaines, sur un projet apporté par un professionnel. Outre des cours à la création (juridique, protection des marques, business plan), l’étudiant disposant d’un projet sérieux peut y consacrer l’ensemble de sa quatrième année, au sein de l’incubateur de l’école.
– Incubateur. Cette école pionnière en matière de création dispose de son propre incubateur depuis 1984. Il peut accueillir entre 40 et 50 porteurs de projet qui ont à disposition un bureau individuel, l’accès aux laboratoires, deux coachs personnels (l’un « business », l’autre « technique ») et des formations techniques, juridiques ou de gestion.
– Bilan. Entre 2002 et 2007, quatorze projets ont débouché sur une création d’entreprise.

Telecom Bretagne, Brest (29) et Rennes (35)
– Cursus. Le « Projet entreprendre », étalé sur quatorze semaines de la deuxième année, propose 63 heures de cours à la création ainsi qu’un travail en groupe devant aboutir à la conception d’un business plan. Les étudiants doivent être capables en fin d’année de défendre leur idée en cinq minutes, devant un jury de professionnels. En troisième année, une filière entrepreneuriat propose 63 heures de cours plus approfondies, sur un mois et demi à temps plein. Les étudiants y travaillent individuellement, soit sur un projet personnel, soit sur un projet apporté par un créateur.
– Incubateur. Les étudiants peuvent rejoindre l’un des deux incubateurs de l’école (Rennes ou Brest) avec bureau et accompagnement. Quatorze projets peuvent y être accueillis.
– Bilan. En moyenne, deux étudiants créent chaque année leur entreprise en cours de scolarité.

Institut d’optique, Orsay (91)
– Cursus. Mise en place en septembre 2006, la formation permet aux élèves de première année de travailler une centaine d’heures sur un projet de création proposé par l’école. Objectif : réaliser une étude de marché, présentée devant un jury de professionnels. En troisième année, les élèves peuvent poursuivre le projet initial ou développer le leur durant vingt semaines à plein temps. Après 200 heures de cours et de travail personnel, ils présentent un prototype de leur produit et un business plan à deux ans. Les meilleurs peuvent alors rejoindre l’incubateur.
– Incubateur. 6 000 m2 d’espace dédié, dix bureaux, un laboratoire de prototypage, où les élèves peuvent effectuer leur stage de fin d’année. Particularité : le futur créateur peut être embauché en CDD par l’école, pour travailler à plein temps au développement de son projet.
– Bilan. Non communiqué.

Ecoles de commerce et de management

EM Lyon (69)
– Cursus. Par groupes de cinq, les étudiants travaillent en première année sur un projet fictif de création d’entreprise, présenté devant un jury de professionnels. Puis, en deuxième et en troisième année, la spécialisation « track entrepreneur » leur permet de profiter d’une dizaine de cours – de 36 heures chacun – spécialement axés sur la création (business plan, finance entrepreneuriale, marketing innovation, aspects juridiques). De quoi leur permettre de réaliser une simulation de création ou de travailler sur leur propre projet en intégrant l’incubateur durant leur stage de fin d’étude.
– Incubateur. Entièrement rénové en janvier 2008, il peut accueillir entre 60 et 70 projets par an avec bureau individuel, séminaires de formation, coaching par un chef d’entreprise et plate-forme intranet de mise en réseau pour le millier de membres de la communauté EM-Lyon.
– Bilan. Depuis vingt-cinq ans, 500 entreprises créées, dont la moitié environ du fait d’étudiants.

Ceram, Nice-Sophia-Antipolis (06)
– Cursus. Un tronc commun de 30 heures de cours et de 60 heures de travail en équipe est imposé en première année, pour aboutir au montage d’un business plan. En deuxième année, les étudiants choisissent des cours divers (management de l’innovation, business plan, management) et réalisent un travail sur projet apporté par un créateur. En troisième année, ils peuvent effectuer leur stage de six mois en gérant leur projet et rejoindre l’incubateur.
– Incubateur. Il accueille une dizaine de projets par an avec bureau individuel, accompagnement d’un professeur, mise en relation avec des investisseurs partenaires de l’école.
– Bilan. En moyenne, deux étudiants créent leur entreprise chaque année.

EDC (École des dirigeants et créateurs d’entreprise), Courbevoie (92)
– Cursus. Après une « mission étude de marché » en première année , les étudiants suivent en deuxième année des cours sur la création. A la clé, une « mission création d’entreprise » : montage en cinq semaines du business plan d’un porteur de projet. D’autres contenus sont proposés en troisième et cinquième années (cours de management entrepreneurial, analyse de projets de création).
– Incubateur. Les étudiants peuvent profiter du fonds EDC Capital : accompagnement personnalisé par un ancien élève de l’école, financements des meilleurs projets (jusqu’à 50 000 euros).
– Bilan. Une dizaine d’étudiants créent leur entreprise chaque année.

Advancia, Paris
– Cursus. Ecole recrutant après le bac, Advancia se positionne comme une école 100 % entrepreneuriat. Dès leur première année, les élèves travaillent sur un projet de création d’entreprise : six mois de travail personnel, et 30 heures d’encadrement effectuées par des professeurs et des consultants. Puis la filière entrepreneur propose 30 heures de cours en deuxième année et 60 heures en troisième, ainsi que le développement d’un projet par binôme, présenté devant des investisseurs. Les étudiants poursuivant leurs études peuvent enfin profiter de cours et de travail sur projet personnel en quatrième et cinquième années.
– Incubateur. A tout moment du cursus, les meilleurs projets peuvent rejoindre l’incubateur interne : les élèves profitent alors d’un espace dédié, d’un coaching bimensuel effectué par un entrepreneur, de liens vers des investisseurs privés et institutionnels.
– Bilan. Non communiqué.

Essec, Cergy-Pontoise (95), La Défense (92), Singapour
– Cursus. Dès la deuxième année, les étudiants peuvent suivre jusqu’à 180 heures de cours sur la création d’entreprise.
– Incubateur. Les porteurs de projet peuvent intégrer l’incubateur Essec Venture, à condition de présenter un business plan détaillé. Durant la totalité des stages d’école, soit un an et demi au maximum, l’étudiant profite de 350 m2 de locaux dédiés, de douze bureaux équipés, du coaching personnalisé d’un chef d’entreprise spécialisé pour contacter des créateurs et experts du réseau de l’Essec. Un fonds de capital-risque permet d’octroyer des capitaux (jusqu’à 100 000 euros) pour les meilleurs projets.
– Bilan. En 2007, 14 créations ont été enregistrées.

ESCP-EAP, Paris, Londres, Madrid, Turin, Berlin
– Cursus. 30 heures de cours sur dix semaines en deuxième année, une option « entrepreneuriat » de 500 heures (150 heures de cours, 350 heures de travail personnel) en troisième année.
– Incubateur. Les étudiants porteurs de projet peuvent intégrer au cours de leur scolarité un incubateur interne, dans lequel ils ont la possibilité d’effectuer la totalité de leur stage. Ils y sont encadrés par un professeur référent, ainsi que par un coach d’Ernst & Young, qui finance la chaire entrepreneuriat de l’école. D’une capacité de 12 projets, cet incubateur doit être agrandi en septembre prochain. Les étudiants peuvent y rester six mois, puis intégrer une pépinière d’entreprise, Paris Soleillet, située à dix minutes de l’école.
– Bilan. En 2007, quatre élèves ont créé leur entreprise.

Iteem (Institut technologique européen d’entrepreneuriat et de management), Lille (59)
– Cursus. Lancé en 2003 par l’ESC-Lille et Centrale-Lille, l’Iteem dispense une formation post-bac à l’entrepreneuriat. De la première à la cinquième année, les étudiants doivent successivement développer quatre projets fictifs de création d’entreprise à raison de 30 heures par an. En dernière année, ils peuvent consacrer un semestre à plein temps à leur projet personnel et rejoindre le centre Frédéric-Kuhlmann, les incubateurs du réseau Génie.
– Incubateur. Depuis septembre 2007, l’ESC-Lille et Centrale-Lille ont monté, avec trois autres écoles de la région (Mines de Douai, Ensam de Lille, Ensait-Roubaix), le réseau Génie, regroupant trois incubateurs auxquels les étudiants de l’Iteem ont un accès privilégié.
-Bilan. Deux entreprises créées pour la première promotion.

HEC Paris, Jouy-en-Josas (78)
– Cursus. Après avoir suivi une trentaine d’heures de cours sur la création en deuxième année, les étudiants peuvent, en troisième année, choisir une majeure entrepreneuriat. Peu de cours, priorité au terrain, selon la pédagogie HEC entrepreneurs, qui fait référence en la matière. Avec notamment une mission création d’entreprise de cinq semaines, durant laquelle les étudiants travaillent sur un projet réel pour réaliser un business plan.
– Incubateur. Ceux qui souhaitent approfondir un projet personnel peuvent profiter des locaux d’un incubateur interne, ouvert depuis la rentrée 2007. Il dispose de bureaux propres et de l’encadrement d’une équipe pédagogique dédiée (professeurs). De même, le club HEC Angels les aide à trouver des financements.
– Bilan. Non communiqué.

INT Management, Evry (91)
– Cursus. Si les élèves reçoivent 30 heures de cours en première et en deuxième année, c’est en troisième année que la formation s’intensifie, à travers l’option entrepreneuriat. Les étudiants alternent pendant un semestre une semaine de cours avec trois semaines de développement de leur projet personnel. Un travail à plein temps encadré par un professeur dédié et réalisé dans l’incubateur de l’école.
– Incubateur. Telecom & Management Sud-Paris peut accueillir une quinzaine de projets avec coaching mensuel, équipement informatique, accès aux laboratoires de l’INT Telecom (autre école du groupe) et possibilité de financement via la fondation Télécom, regroupant Telecom ParisTech et Telecom Bretagne.
– Bilan. En 2007, quatre étudiants ont créé leur entreprise.

LES CHALLENGERS

Ecoles d’ingénieurs

Ensam (École nationale supérieure d’Arts et Métiers), Paris
– Cursus. Depuis septembre 2007, l’école a entièrement revu son programme de formation. Après une action de sensibilisation en première année (témoignages de jeunes créateurs), les étudiants peuvent dès la deuxième année intégrer la filière création d’entreprise (24 places disponibles). Ils travaillent alors à plein temps sur un projet personnel (600 heures de travail personnel sur l’année) et reçoivent des cours sur des aspects juridiques et business (propriété intellectuelle, choix des statuts, marketing, financement).
– Incubateur. L’incubateur de l’école récemment mis en place dispose de huit bureaux équipés et offre un accompagnement par un professeur référent.

EPMI (École d’électricité, de production, et des méthodes industrielles), Cergy-Pontoise (95)
– Cursus. Les élèves réalisent en première année une étude de marché sur le projet de leur choix. Seuls les meilleurs dossiers sont ensuite poursuivis en deuxième année, via 32 heures de travaux pratiques, encadrés par un professeur référent. Un fonctionnement très professionnel : chaque étudiant est une ressource, et peut être « licencié » s’il ne s’implique pas assez. En troisième année, les porteurs de projet de création peuvent allouer leur stage de fin d’étude à leur idée, et disposent de liens privilégiés vers l’incubateur régional ou celui de l’Essec.

École supérieure d’informatique, électronique, automatique (Esiea), Paris et Laval (53)
– Cursus. Outre une première année de sensibilisation, les élèves peuvent travailler sur un projet de création en deux temps : une étude de marché réalisée en deuxième année (cinq heures de cours ainsi que du travail personnel), puis un business plan sur le même modèle. A l’issue, ils doivent savoir présenter leur projet en cinq minutes au téléphone, ou en dix minutes à l’oral devant des investisseurs. S’il le souhaite, le futur créateur peut convertir l’ensemble de ses stages d’école (soit onze mois) sur son projet et être accompagné par un professeur référent.

Université de technologie Compiègne (UTC) (60)
– Cursus. En première année, les étudiants développent un projet à composante technologique sur un semestre : une heure de cours par semaine, ainsi que 200 heures de travail personnel. Outre la présentation classique d’un business plan, ils devront convaincre un jury d’investisseurs en cinq minutes. Et les cinq meilleures idées se verront octroyer une aide aux jeunes créateurs de la part d’Oséo. En deuxième et troisième années, les étudiants souhaitant poursuivre leur projet peuvent s’y consacrer un après-midi par semaine et sont suivis par des professeurs et un business club d’anciens élèves. Des cours (60 heures) sont également proposés (juridique, marketing innovation, finance entrepreneuriale), tandis que le projet d’étude (six mois) peut être consacré à la réalisation du stage.

Ecoles de commerce et de management

ESC Bretagne brest (29)
– Cursus. En troisième année, les élèves peuvent profiter de 42 heures de cours spécifiques puis travaillent sur un projet de création (le leur ou celui d’un jeune créateur). A tout moment, ils peuvent rejoindre l’incubateur de l’école, mis en place depuis 2006, pour l’ensemble (10 mois) de leurs périodes de stage. Originalité du dispositif : la possibilité d’effectuer un apprentissage au sein de l’incubateur. Les élèves travaillent alors pour le compte de jeunes créateurs et se frottent aux réalités de la création.
– Incubateur. L’ESC Bretagne fait la différence dans cette catégorie en proposant un incubateur d’une capacité de sept projets, avec coaching personnalisé et liens vers des organismes business angels régionaux).

ESC Chambéry (73)
– Cursus. Des cours classiques sont proposés en première année (juridique, business plan, finance), suivis d’un projet fictif de création (un jour par semaine durant tout le second semestre). L’objectif : bâtir un plan d’affaires et le soutenir devant un jury de professeurs et de banquiers (la Banque populaire des Alpes octroie trois prix de 1 000 euros pour les meilleurs dossiers). En deuxième année, la spécialisation « entrepreneuriat et TPE-PME » permet aux étudiants de suivre des cours spécifiques à la création étalés sur trois mois et demi à plein temps. Ils peuvent également faire avancer leur projet personnel en y consacrant leur stage, et effectuer une troisième année en alternance : une semaine à l’école, une semaine sur leur projet.

ESC Dijon (21)
– Cursus. Depuis deux ans, l’école propose à ses étudiants de deuxième année un « parcours entrepreneuriat » : l’étudiant suit sa scolarité en alternance, le matin en cours, l’après-midi sur son projet de création. Il peut ainsi consacrer 100 % de son temps à la création d’entreprise. En 2007, cinq étudiants ont ainsi choisi cette option. A noter que, en troisième année, l’étudiant peut consacrer son stage à travailler sur son projet. Un incubateur interne devrait voir le jour d’ici à la fin d’année. Des liens privilégiés avec plusieurs fonds d’investissement permettent à l’étudiant de trouver des financements.

EM Normandie, Le Havre (76)
– Cursus. En deuxième année, l’ensemble des étudiants effectue une mission création d’entreprise : sur cinq semaines, un business plan sur trois ans est établi et défendu devant un jury de professionnels. Puis, en dernière année, l’option entrepreneurs leur permet de travailler sur un projet fourni par Normandie Incubation. Les élèves souhaitant lancer un projet personnel peuvent être coachés individuellement par un expert extérieur à l’école, à raison d’une heure et demie par mois. De même, ils ont la possibilité d’effectuer leur stage sur leur projet. Enfin, les deux dossiers les plus prometteurs peuvent, en fin de scolarité, intégrer l’incubateur Normandie Innovation.

ESC Troyes (10)
– Cursus. Après un montage de business plan en deuxième année, les étudiants peuvent opter en troisième année pour la filière « innovation et entreprendre » : 300 heures de cours (juridique, protection des marques, finance, marketing) et de travail personnel sur un projet réel (sur une idée de l’étudiant ou apportée par un créateur). Encadrés par un professeur référent, les élèves peuvent ensuite consacrer leur stage de fin d’études à leur propre projet. Des liens étroits avec le technopôle de l’Aube leur permettent d’être incubés dans des conditions optimales. Chaque année, entre quatre et cinq étudiants parviennent ainsi à créer leur entreprise.

Euromed Marseille (13)
– Cursus. En troisième année, les étudiants peuvent participer à un « projet action », consistant en un travail de groupe sur une création fictive ou réelle. En appui, ils disposent de nombreux cours spécifiques (juridique, comptabilité, études de marché), puis peuvent, à partir du deuxième semestre, passer 100 % de leur temps sur leur projet, encadrés par un professeur dédié. Des liens particuliers sont proposés avec l’incubateur régional du Grand Luminy, où les projets peuvent être incubés entre six et neuf mois.

ESC Montpellier (34)
– Cursus. En dernière année, la spécialisation « small business » permet à l’étudiant d’assister à 150 heures de cours sur des thématiques diverses : montage d’un plan d’affaires, modules financiers, étude de marché, organisation juridique. Durant deux mois, il travaille en parallèle sur un projet de création fictif ou réel, dont le business plan doit être soutenu devant des professionnels. Il peut ensuite poursuivre son projet en y consacrant son stage de fin d’études.

ESC Toulouse (31)
– Cursus. Après le choix en deuxième année de plusieurs cours (opportunité entrepreneuriale, gestion entrepreneuriale, stratégie, recherche de capitaux), les étudiants peuvent, en troisième année, préparer sur deux mois un business plan sur le projet de leur choix, avec la possibilité de convertir leur stage de six mois sur leur dossier. L’école a créé une structure propre, l’Institut de la création, proposant aux porteurs de projet un coaching individualisé, ainsi que des cours spécifiques dispensés chaque samedi matin.

ISC Paris
– Cursus. Une spécialisation entrepreneuriat est proposée aux étudiants de troisième année. En tout, 450 heures de travail sur un projet personnel ainsi que des cours (stratégie, droit, responsabilité, prospective, commerce et management). L’objectif : présenter en fin d’année un business plan sur cinq ans devant un jury professionnel, constitué notamment d’investisseurs et de business angels. En tout, vingt étudiants suivent cette filière. A noter que, à partir de septembre 2008, les étudiants pourront disposer d’un incubateur interne.

Grenoble École de Management (38)
– Cursus. Après 27 heures de cours de tronc commun en première année, l’étudiant peut choisir des cours de création en seconde année, ainsi qu’une option entrepreneurs en troisième année, comprenant 108 heures de cours et des travaux de groupe. Particularité du programme : les étudiants peuvent suivre leurs cours en anglais. Tout au long de sa scolarité, l’étudiant peut également mener à bien son propre projet de création d’entreprise. Un « bureau des projets » lui propose un accès à des cours spécifiques, ainsi qu’une dispense partielle de certains cours et un coaching individuel. L’élève peut également profiter du CITE (Centre de ressources de l’école autour de l’entrepreneuriat), qui propose des formations spécifiques et met en relation les porteurs de projet avec des chercheurs et des professionnels. Enfin, des liens avec les nombreux incubateurs de la région sont favorisés.

Maxime amiot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 18/04/2008

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