GUINEE – Poursuite de la grève à l`Université de Conakry

Poursuite de la grève à l`Université de Conakry
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Conakry, Guinée, 27/12 – Les étudiants de l`Université Gamal Abdel Nasser (GAN) de Conakry, capitale de la République de Guinée, se disent déterminés,à poursuvire leur mouvement de grève, commencé depuis le 26 novembre, jusqu`à la satisfaction totale de leur revendication principale, a constaté la PANA sur place.

Les étudiants, qui protestent contre la suppression du régime d`internat sur le campus, ont affirmé vouloir récupérer les clés de leurs dortoirs avant de regagner les amphitéatres.

Seuls quelque centaines d`étudiants suivent les cours sous la surveillance des forces de l`ordre qui ont empêché ce lundi les membres du Conseil des étudiants de tenir leur réunion sur leur place habituelle, "la Carte de l`Afrique", située dans l`enceinte du campus.

Les dortoirs que les étudiants réclament sont cadenassés. Le gouvernement entend les transformer en salles de cours pour combler le déficit à ce niveau. L`Université GAN compte quelque 12.000 étudiants. Sans compter les mille étudiants qui sont attendus pour la rentrée.

Lors du déclenchement de la grève, 21 étudiants avaient été arrêtés et conduits à la Sureté urbaine de Konakry, où le Recteur déboursait chaque jour quelque 200.000 francs guinéens (1 dollar US = 3.500 FG) pour leur nourriture et leurs soins médicaux.

Ces étudiants, qui ont été libérés quelques jours plus tard, ont soutenu avoir été torturés.

Au cours de sa rencontre avec la presse, le ministre de l`Enseignement supérieur, Sékou Décazy Camara, a déclaré que le gouvernement guinéen déboursait annuellement l`équivalent de 19 milliards de FG sous forme de bourses payées aux étudiants qui perçoivent mensuellement 60.000 FG.

"Le gouvernement, notamment le ministre de l`Enseignement supérieur, ne se préoccupe pas de l`avenir des étudiants vivant dans le pays. Les enfants des plus hauts responsables, qui étudient à l`étranger, ne souffrent pas comme nous qui sommes restés sur place", a souligné un membre du Conseil des étudiants, qui accuse le Recteur, Dr Ousdmane Sylla d`avoir divisé le mouvement en vue de casser la grève.

Selon la même source, il existe actuellement trois mouvements : le Conseil des étudiants, considéré comme "l`ennemi numéro 1", le Comité de bonne volonté "créé pour casser la grève" et les paras commandos, composés de 150 membres "qui soufflent le chaud et le froid" et qui se prononcent pour la reprise immédiate des cours.

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