MBA – Les Français en force dans les MBA américains

Les Français en force dans les MBA américains

On compte 300 Français inscrits dans les dix meilleurs MBA américains. De quoi constituer un réseau puissant. C’est l’objectif de la French MBA Conference, qui se tenait ce week-end à l’université Columbia, à NY.

Avec le sous-titre « Grow your network », l’événement ne fait pas mystère de son objectif : permettre aux étudiants francophones des dix meilleurs MBA américains de se rencontrer pour tisser et agrandir leur « réseau ». Nombreux sont les Français qui choisissent d’intégrer un MBA aux Etats-Unis : dans les dix meilleurs MBA, on n’en compte pas moins de 300. Ils viennent d’horizons divers, mais tous ont choisi, au terme de trois à sept ans d’expérience professionnelle, de retourner sur les bancs de l’Université. Et la formation est très coûteuse : à Columbia, les frais de scolarité s’élèvent à 110 000 dollars pour deux ans. Cette somme, dans une conception américaine où l’on s’endette pour faire ses études, est avant tout un « investissement », dont on doit recueillir les dividendes tout au long de sa carrière.

Pour Benoît Parizet, en deuxième année du MBA de Columbia, et président de la French MBA Conference, les Français intégrant un MBA sont avant tout attirés par la perspective de trouver un emploi dans des entreprises internationales. Celui de Columbia, par exemple, compte 40% d’étudiants étrangers. Diplômé de l’Université de Paris-Dauphine en affaires internationales et finance, Benoît Parizet est passé chez BNP Paribas puis au Centre des professions financières, association professionnelle. Dans le MBA, il apprécie une formation construite autour d’études de cas, qui apporte un complément à la formation beaucoup plus théorique reçue en France.

L’aide à la gestion de carrière est aussi un élément crucial du MBA et explique également l’engouement des Français pour ces programmes : elle y prend des formes multiples, comme les rencontres avec des professionnels, ou les ateliers autour de la recherche d’emploi. Les étudiants y sont par exemple incités à demander des « feed back » à leurs anciens collaborateurs sur leur expérience professionnelle passée. In fine, l’objectif du MBA est souvent atteint, car passer par un MBA permet sinon d’augmenter directement son salaire, du moins de donner une meilleure progression à sa carrière.

Les Français passés par là auront aussi appris, pour la vie, l’importance cruciale du "networking". Benoît Parizet et les co-organisateurs de cette "French MBA conference" eux, n’ont pas attendu la fin de leur MBA pour mettre cette conviction en pratique.

Les écoles participantes :
(Dans l’ordre du classement Financial Times des meilleurs Business Schools) :

University of Pennsylvania : Wharton http://www.wharton.upenn.edu/
Columbia Business School http://www4.gsb.columbia.edu/
Stanford University GSB http://www.gsb.stanford.edu/
MIT Sloan http://mitsloan.mit.edu/
Harvard Business School harvard business school
University of Chicago GSBhttp://www.chicagogsb.edu/
Dartmouth College-Tuck http://www.tuck.dartmouth.edu/
NYU Stern http://www.stern.nyu.edu/
Yale School of Management http://mba.yale.edu/
— Duke Fuqua school of business http://www.duke.edu/

Participent aussi à l’événement (non classées dans le top 20 mondial du FT) :

Michigan Ross http://www.bus.umich.edu/
UCLA Anderson http://www.anderson.ucla.edu/
University of California Berkeley http://berkeley.edu/
Cornell http://www.johnson.cornell.edu/
University of Virginia Darden http://www.darden.edu/html/default.aspx
Babson http://www3.babson.edu

Source:
17 novembre 2008
Fanny Jaffray
http://www.frenchmorning.com

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