CAMEROUN – Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique centrale (ISCAC)

A l’heure, où l’instar d’autres pays de la sous-région, le Cameroun ne dispose plus d’une seule salle de cinéma ouverte au public, Le réalisateur camerounais Bassek ba Kobhio a officialisé le 26 mai l’ouverture de Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique centrale (ISCAC).

L’inauguration de l’Institut supérieur a eu lieu hier à Yaoundé

La formation en matière des métiers du 7è art au Cameroun vient de s’enrichir d’un nouveau centre de formation. En effet, depuis le 6 septembre 2010, le réalisateur camerounais de renommée internationale, Bassek ba Kobhio a ouvert à Yaoundé l’institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique centrale (Iscac). Centre qui réunit 21 apprenants pour étudier le son, la caméra, la réalisation, la production, la distribution, l’éclairage, le scénario, etc. Bref, tous les métiers, ou presque, relatifs au cinéma. Le délégué général de l’association Ecrans noirs, Bassek ba Kobhio a donc invité hier jeudi quelques personnalités parmi lesquels le représentants de certaines missions diplomatiques pour leur « présenter au public ce que nous faisons ici ».

Des locaux modestes qu’a mis à leur disposition le directeur général de la caisse nationale de la prévoyance sociale (Cnps), Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, qui est par ailleurs vice président du conseil d’administration de l’association ; des enseignants locaux parmi les meilleurs spécialistes à l’instar du réalisateur Blaise Nnomo Zanga, qui est par ailleurs directeur de l’institut, la réalisatrice Yolande Ekoumou Samba, le critique de cinéma Mollo Olinga, pour les présents à la cérémonie, Jean Pierre Bekolo, Parfait Eya. Michel Bodo de Belgique ou Barbara Serré de France comptent parmi les enseignants étrangers.

Mais, cela n’est pas suffisant. « Nous avons un matériel de pointe. Mais, il est insuffisant », é déploré le porte-parole des élèves. Le promoteur l’a reconnu en indiquant, comme un appel à ses partenaires, que « trois bancs de montage et trois caméras sont insuffisants pour une vingtaine de gamins ». Même s’il se réjouit que la formation pour cette première année a été subventionnée. Car, les élèves dépenseront seulement 50.000 Fcfa pour une formation qui coûte 1.950.000 Fcfa pour chacun. C’est la raison pour laquelle il exige de ceux-ci performance et qualité du travail.

Car, contrairement aux Classes de cinéma qui ont formé de jeunes loups aux dents longues à l’instar de Cyrille Masso, Serge Alain Noa, Michel Kuate, Narcisse Mbarga, mais, qui se passaient à temps partiel, les élèves de l’institut supérieur, qui devront couronner leur formation par un brevet des techniciens supérieur (Bts) en cinéma, recevront des cours continuent. Soit 23 modules en deux ans pour 1.965 heures de cours. « La décision d’ouvrir un institut a été prise lors du festival de Cannes en 2002. il était question de créer des pôles et Yaoundé avait été choisi pour abriter le pôle de l’Afrique centrale », a révélé Bassek ba Kobhio pour qui un tiers de la formation sera théorique. Naturellement, les deux tiers seront pratiques.

Justin Blaise Akono – Mutations

28 mai 2011

2 Replies to “CAMEROUN – Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique centrale (ISCAC)

  1. comment faire pour integrer accademie et quel somme doit je debloquer.
    merci

  2. J’aimerais en savoir plus sur les modalités d’inscription ou d’admission à cet école. Je suis un passionné du cinéma ou plutôt de ce que je peux transmettre à travers elle. Le cinéma j’en rêve; mais la réalité est contre moi, il ne reste plus que la fiction (mon rêve de décrire le monde, la société, les pensées…) pour appuyer cet idée. Je souhaite vraiment acquérir les bases de ce métier pour que mes paroles ou ceux des autres (histoires) sonnent vrai.

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