FRANCE – Un étudiant infirmier encense les terroristes

Un étudiant de 27 ans inscrit à l’Ifsi (institut de formation en soins infirmiers) de Guyane a été interpellé, hier matin vers 11 heures, à Cayenne pour violence et apologie de crime. Il encourt 5 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

L’élève infirmier est accusé d’avoir frappé une camarade de promotion qui lui reprochait avec véhémence des propos qu’il avait tenus lors d’une discussion sur un réseau social. Il y apportait son soutien aux terroristes qui ont commis les attentats contre Charlie Hebdo, tuant douze personnes dont neuf journalistes et deux policiers, et à Montrouge, tuant une policière municipale d’origine martiniquaise venue assurer la sécurité des secours lors d’un accident de la route.
LA PERQUISITION NE DONNE RIEN

Dans la discussion, l’élève infirmier a surtout fait l’apologie du meurtre du policier qui a été froidement abattu à bout portant par un des terroristes sur la voie publique.
Pour compléter ses propos, il a assuré qu’il était d’accord avec les auteurs des actes barbares et qu’il avait des armes chez lui. Surtout, qu’il n’avait pas peur de la police.
L’infirmière en formation continue, âgée de 47 ans, a fait comprendre à son collègue que ses propos étaient complètement déplacés. L’homme a violemment giflé sa collègue, qui a aussitôt porté plainte au commissariat.
Une plainte prise au sérieux par les enquêteurs. Sur ordre du procureur de la République, ils sont allés l’interpeller à son domicile. La police a perquisitionné son logement et son ordinateur a été saisi.
Les policiers n’ont trouvé aucun document ou objet en lien avec l’islamisme. Ils ont fouillé la maison de fond en comble pour trouver les armes que l’infirmier prétendait avoir chez lui dans sa discussion internet. Les enquêteurs n’ont trouvé que des stupéfiants.
CONVICTION OU PROVOCATION ?
L’homme a été placé en garde à vue. Il a été examiné par un médecin car, avant de prendre sa décision, le Parquet cherche à savoir si les propos relatés sur le réseau social relevaient d’une réelle conviction ou d’une provocation.
Le prévenu, qui vivait en région parisienne, est arrivé en Guyane en septembre 2013. Selon une source judiciaire, le jeune homme a un passé de violence mais pas un profil d’extrémiste.
Pour apologie de crime, violence et détention de stupéfiants, il encourt cinq ans de prison et 45 000 euros d’amendes.
Source: http://www.franceguyane.fr/
10/01/2015

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