Canada: les étudiants en sciences et gestion tricheraient plus que les autres

Un professeur de l’université du Québec à Montréal s’est penché sur le profil des fraudeurs. D’après les résultats de son étude menée entre 2009 et 2014, il apparaît que les étudiants en sciences ou en gestion sont plus nombreux à tricher que ceux qui suivent un cursus en art par exemple.

Quel est le profil d’un étudiant qui fraude à l’examen? Et pour quelles raisons? Afin de ralentir le fléau qui sévit actuellement au Canada – un étudiant sur deux admet avoir déjà triché – un professeur de l’université du Québec à Montréal (UQAM), Michel Séguin, s’est penché sur ces questions en menant une vaste étude auprès de 500 étudiants entre 2009 et 2014.

Les hommes trichent plus que les femmes

On apprend ainsi que les étudiants en faculté de gestion et de sciences sont plus nombreux à commettre des “infractions académiques” que ceux inscrits dans des filières relatives à l’art ou à l’éducation, comme l’indique le graphique ci-dessous. Quant au “genre”, ce sont les hommes qui trichent plus que les femmes. Ils sont 52,2% contre 47,8%.

L’échec et la pression favorisent la fraude

Autre constat instructif: les étudiants venus de l’étranger sont les plus enclins à la fraude. Si les Québécois constituent 70% de l’UQAM, les 30% restants représentent près de 73% des infractions.

Mais Michel Séguin ne se contente pas de donner des chiffres, il analyse également les raisons qui poussent ces étudiants étrangers à frauder. En cause, la crainte de l’échec et la pression. “Lorsqu’on regarde un étudiant africain qui arrive au Québec, il a plus de difficulté à réussir parce que ce ne sont pas les mêmes types d’évaluations que dans son pays. C’est vrai pour l’étudiant français, c’est vrai pour l’étudiant asiatique”, explique l’expert.

“Pour un étudiant étranger, avoir un échec dans un cours a des conséquences plus importantes que pour un étudiant québécois. Le permis de séjour peut être révoqué et on craint bien sûr la réaction de la famille qui l’a envoyé ici pour étudier. Il y a plus de pression au niveau de la réussite”, poursuit Michel Séguin.

Source: http://www.bfmtv.com/

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