Comment les écoles peuvent contribuer à la lutte contre Ebola

Cette année, plus je milite en faveur de l’éducation dans le monde, plus je me rends compte qu’atteindre notre objectif de scolarisation de chaque enfant dépend de notre capacité à travailler main dans la main avec le secteur de la santé dans le monde.

L’exemple le plus évident est le cas de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, dévastatrice pour la vie des individus les plus marginalisés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

La communauté de la santé publique œuvre afin de stopper le nombre de victimes du virus, mais la crise immédiate a un impact plus profond. La vie de près de cinq millions d’enfants est en suspens. Leur école est fermée, souvent utilisée comme hôpital de campagne. Les opportunités sont au point mort et les perspectives immédiates de ces enfants sont sombres.

La communauté de la santé publique œuvre afin de stopper le nombre de victimes du virus, mais la crise immédiate a un impact plus profond. La vie de près de cinq millions d’enfants est en suspens. Leur école est fermée, souvent utilisée comme hôpital de campagne. Les opportunités sont au point mort et les perspectives immédiates de ces enfants sont sombres.

Le cas d’Ebola est un exemple dans lequel la priorité immédiate peut être d’associer éducation et santé pour apporter une solution plus complète à ces cinq millions d’enfants.

Sur le modèle de l’ Initiative de sécurisation des écoles du Nord du Nigéria, le secteur de l’entreprise prône aujourd’hui une réouverture responsable d’écoles sécurisées le plus rapidement possible, de façon à éviter cinq millions de victimes supplémentaires de cette crise.

Nouveau rapport sur la réponse à la crise d’Ebola

Lerapportde Global Business Coalition for Education etA World at School présente une réponse à la crise d’Ebola axée sur trois volets dans laquelle l’éducation joue un rôle central pour la reconstruction des communautés. Tout d’abord, tandis que les établissements scolaires de certaines communautés directement et immédiatement exposées à un fort risque de transmission du virus doivent être fermés, on peut prôner un enseignement intérimaire et la continuité du paiement du salaire des enseignants.

Les infrastructures et la qualité pouvant laisser à désirer, nous devons progresser rapidement vers une deuxième phase, la réouverture responsable des écoles qui permettra de maîtriser la propagation du virus et de restaurer simultanément l’espoir et les opportunités au sein des communautés.

Les gouvernements doivent s’accorder sur les composantes clés d’une école sécurisée et mettre en œuvre leur réalisation. Les stratégies peuvent être notamment le nettoyage et la désinfection des établissements, la garantie d’installations sanitaires pour le lavage des mains et l’apport de matériel de santé publique, la fourniture d’informations exactes et de formations aux enseignants, l’utilisation des écoles pour le dépistage et le suivi, la mise en place de programmes alimentaires scolaires et le soutien en matière de santé physique et mentale des élèves ayant subi des pertes.

Ce qu’il faut pour une école sécurisée

Dans une école sécurisée, nous prévoyons une formation pertinente des enseignants sur le virus Ebola, une vérification de la température corporelle deux fois par jour, un suivi des signes précoces de la maladie et la mise en place de plans de traitement d’urgence en cas de soupçon d’infection.

Le Nigéria a mandaté les écoles en première ligne du traitement de la crise d’Ebola. Au cours de l’épidémie de SARS, Singapour avait utilisé les écoles pour effectuer un suivi et stopper la propagation du virus tout en poursuivant l’éducation de sa jeunesse.

Le troisième volet de cette réponse à la crise d’Ebola implique la programmation d’une santé publique préventive à long terme et le développement de plans d’urgence pour l’avenir. La seule façon de bâtir des écoles durables et des communautés en bonne santé est de faire de la convergence éducation / santé une réalité.

Les gouvernements nationaux veulent y parvenir et ont déjà commencé à élaborer des plans de développement avec des agences des Nations unies présentes sur le terrain, qui sont prêts à être mis en place. Les groupes locaux de partenaires de l’éducation s’emparent à présent du problème. En absence de fonds d’éducation d’urgence, la communauté des affaires présente une solution afin d’aider à convaincre les bailleurs d’agir.

Au cours de l’année, une “Grand Convergence” a été proposée – un ensemble d’objectifs globaux en matière de santé à réaliser sur la période d’une génération. L’idée est de relier toutes les initiatives mondiales en matière de santé afin de former un partenariat stratégique unique qui viserait à garantir à tous une meilleure santé.

J’ai, à cette occasion, présenté l’argument selon lequel l’éducation ne pouvait être exclue de cette équation. Si le monde veut s’attaquer au forts taux de mortalité des enfants âgés de moins de cinq ans, au SIDA et à la tuberculose, il lui faut investir dans l’éducation.

L’éducation, la lecture et l’écriture peuvent aider les plus vulnérables à éviter maladies et affections

L’Ebola en est un exemple. L’éducation peut jouer un rôle en garantissant que les enfants soient informés de données essentielles, pouvant sauver la vie, en matière de lutte contre la propagation du virus Ebola et qu’ils aient un accès aux services de santé.

Si nous voulons véritablement faire de la vie des enfants une priorité, alors investir dans la réponse des pouvoirs de santé publique à la crise d’Ebola sans impliquer l’éducation n’est pas une option.

Sarah Brown est fondatrice et Présidente de l’organisation caritative Theirworld, fondatrice et Présidente exécutive de la Global Business Coalition for Education aet cofondatrice deA World At School, mouvement mondial de scolarisation des enfants.

Source: http://www.globalpartnership.org

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