Comment faire ses études de médecine en Belgique

En 2015, ils étaient 503 étudiants français à déposer leur dossier pour faire médecine en Belgique. La plupart sont des étudiants ayant échoué une première fois en France et qui tentent leur chance. Face à l’afflux de candidats, la Belgique a mis en place deux freins: un quotas de 30 % de Français en première année, et un examen entre la première et la deuxième année de médecine. Pour tous ceux que le plan belge intéresse, voici les cinq étapes à suivre pour une inscription l’année prochaine.

1. Réussir le TOSS (test d’orientation du secteur de la santé)

Les candidats français doivent au préalable réussir un test d’orientation. Il ne s’agit pas d’un test sélectif, mais plutôt une manière de vérifier que le futur étudiant s’inscrit dans la bonne voie. L’étudiant doit se créer un compte TOSS 2016 . Vous trouverez sur ce site des quiz pour vous entraîner dans les six matières: biologie, mathématiques, physique, chimie, anglais et français. Les inscriptions sont ouvertes: du lundi 4 avril au vendredi 24 juin 2016 à minuit pour le test du 4 juillet 2016. Et du mardi 28 juin au jeudi 29 août 2016 à minuit pour le test du 5 septembre 2016.

2. Prouver qu’on n’a pas échoué deux fois en études supérieures

Les étudiants français doivent également prouver qu’ils n’ont pas échoué deux fois dans une année d’études supérieures. S’il respecte cette condition, l’étudiant est dit «finançable». Conséquence directe de cette règle, un étudiant qui aurait présenté, sans succès, deux années de suite le concours de médecine en France, ne peut s’inscrire en 1re année de médecine en Belgique.

3. Déposer un dossier dans une seule université

Les étudiants français ne peuvent déposer qu’un seul dossier d’inscription dans une seule université. Cinq sont francophones: Université catholique de Louvain, Université de Mons, Université de Liège, Université libre de Bruxelles et l’Université de Namur. Il n’y a pas de sélection à l’entrée. Il faut seulement le diplôme du bac et réussir le TOSS.

4. Faire une demande d’équivalence avec le bac

L’étudiant doit introduire une demande d’équivalence du diplôme du bac auprès des services des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles avant le 15 juillet 2016.

5. Payer ses frais de scolarité

Trente euros pour passer le TOSS (test d’évaluation obligatoire), obligatoire pour postuler à l’université. Et 835 euros par année universitaire pour les étudiants de l’Union européenne.

«Après mon échec en Paces, je n’ai pas hésité longtemps. Si l’on échoue deux fois en Paces, on ne peut plus s’inscrire en médecine en Belgique», explique Jacques-Robert Batonga, étudiant en 1re année de médecine à l’université de Mons. Après un bac S à Lille, puis une première année d’études de santé à l’université Lille 2, l’étudiant a choisi de passer la frontière pour tenter sa chance en Belgique.

Aujourd’hui, il ne regrette pas son choix. «Ce n’est pas plus facile de faire médecine en Belgique, estime-t-il, mais c’est différent, je suis mieux encadré. J’ai les supports de cours, je bénéficie de nombreuses séances d’entraînements et les professeurs sont accessibles. Je peux poser des questions si je ne comprends pas quelque chose, même en amphi. Et le système des prépas privées auxquelles les étudiants en France s’inscrivent en parallèle de l’université n’existe pas.» Interrogé sur le concours de fin de 1re année, Jacques-Robert assure que cela ne lui fait pas peur. Le concours ayant découragé certains étudiants de s’inscrire, il espère que cela jouera en sa faveur. «Mais Comme partout, il faut beaucoup travailler pour avoir sa chance», conclut-il.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/

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